Payer les médecins pour qu'ils appliquent le tiers-payant ? La Sécu l'envisage

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Payer les médecins pour qu'ils appliquent le tiers-payant ? La Sécu l'envisage
@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Selon Le Figaro, l'Assurance Maladie veut proposer aux médecins une incitation financière pour qu'ils appliquent le tiers-payant. 

La carotte mais sans le bâton, voilà ce que la Sécurité Sociale envisagerait pour que les médecins appliquent le tiers-payant à leurs patients. Selon Le Figaro, l'Assurance Maladie envisage de proposer aux syndicats de médecins une incitation financière afin de les convaincre d'appliquer la généralisation de l’exonération de l'avance des frais lors de soins. L'organisme a démenti cette information via Twitter. 

Grossir un forfait déjà existant. C'est lors de la négociation sur la future convention médicale que l'Assurance Maladie a formulé cette possibilité, précise le supplément économique du quotidien paru jeudi qui cite des sources concordantes. Elle envisage plus précisément d'ajouter cette incitation à un forfait que touchent déjà les praticiens libéraux, la Rémunération sur objectif public. L'Assurance Maladie a réagi jeudi sur le réseau social Twitter afin de démentir cette information.



Loi Santé. Le tiers-payant, qui bénéficie déjà aux patients pourvus de la CMU, doit être généralisé d'ici 2017 selon la loi Santé de Marisol Touraine adoptée en 2015. Les médecins ne seraient alors plus payés par leurs patients mais directement par la Caisse nationale d'Assurance maladie (Cnam) et par les mutuelles. Les syndicats de médecins s'y sont vivement opposés. En vain. Cependant, la loi ne prévoit aucune sanction pour les médecins qui ne l'appliqueraient pas.

Les médecins répondent "non". Selon Le Figaro, les médecins ne sont pas plus emballés par l'incitation financière envisagée. Si la généralisation du tiers-payant est inscrite dans la future convention médicale, ce serait en effet lui donner une "existence légale", selon la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Inenvisageable aussi de finalement baisser les armes face à une mesure combattue avec vigueur.