Lunettes : reste à charge plus élevé pour les retraités que pour les salariés

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Lunettes : reste à charge plus élevé pour les retraités que pour les salariés
Les retraités ont des besoins plus importants en optique et une moins bonne prise en charge@ ERIC PIERMONT / AFP
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Avec des besoins plus élevés et une absence de prise en charge partielle par un employeur, les retraités doivent payer en moyenne 400 euros pour leurs lunettes.

Les retraités, souvent atteints de presbytie, doivent débourser 400 euros en moyenne pour leurs lunettes, quand les salariés des grandes et moyennes entreprises "sont globalement couverts à 100%", selon une étude publiée lundi par le comparateur de prix Sénèque.

100% des cadres pris en charge. Cette étude, réalisée par le cabinet de conseil Jalma, a pris en compte 1,6 million de devis établis par 6.400 opticiens français, soit environ un sur deux. Il en ressort que "15 millions de salariés de moyennes et grandes entreprises, dont la quasi-totalité des cadres sont globalement couverts à 100%", précise Sénèque dans un communiqué. Cette première catégorie présente "à la fois des niveaux de prise en charge élevés et des besoins encore relativement faibles".

400 euros à charge pour les retraités. À l'inverse, "29 millions d'assurés, soit plus de la moitié de la population adulte, ont encore un reste à charge moyen de 293 euros" pour une paire de lunettes. Cette moyenne est tirée par les "12 millions de porteurs de verres progressifs, en grande majorité des retraités, (qui) ont un reste à charge moyen de 400 euros".

Contrairement aux salariés, "les retraités cumulent les inconvénients : ils ont les besoins les plus élevés en termes d'optique médicale et paient l'intégralité de leur cotisation", contrairement aux salariés, dont l'entreprise prend en charge une partie de la cotisation.

Loin de la prise en charge totale. Globalement, le remboursement des dépenses en optique médicale a progressé de 55% en 2006 à 71% en 2015, mais "on est encore très loin du reste à charge zéro pour une grande partie de la population", résume Sénèque, faisant référence à la promesse d'Emmanuel Macron. Le gouvernement entend en effet instaurer un "reste à charge zéro" sur un "panier de soins indispensables" pour l'optique, les soins dentaires et les prothèses auditives.