Gallois : "le contrat de génération est trop compliqué à mettre en oeuvre"

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Louis Gallois, président du conseil de surveillance de PSA, a évoqué dans Europe 1 Soir des pistes pour lutter contre le chômage.

Que peut-on faire pour réduire le chômage? Quelles sont les solutions ? Selon la cour des Comptes, le contrat de génération, une aide d’Etat pour inciter les entreprises à recruter des jeunes tout en conservant des seniors à leur poste est un échec. "C’est une idée théoriquement bonne, mais qui s’est avérée extrêmement compliquée à mettre en oeuvre", a commenté Louis Gallois, président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën, invité dans Europe 1 soir. "Ce n'est pas uniquement l’Etat qui est en cause."

"Les partenaires sociaux n’ont pas réussi à concrétiser une idée qu’ils ont adopté à l’unanimité. Je crois qu’on a relié deux sujets différents. On les a mis ensemble et je pense que c’était trop complexe. Le traitement social est utile quand il y a des transitions. Mais face au problème du chômage, c’est insuffisant. L’emploi est lié à la croissance économique et la confiance que les chefs d’entreprises ont dans l’avenir", a poursuivi l'auteur d'un rapport sur la compétitivité française remis en novembre 2012 à François Hollande.

"L'industrie française va mieux". Pour Louis Gallois, la situation a malgré tout tendance à s'améliorer. "On voit quelques résultats, l’industrie française va un peu mieux, on constate que les marges des entreprises se sont reconstituées", assure-t-il. "Les perspectives d’investissements sont plutôt bonnes. Il y a une dynamique que l’on sent, grâce au CICE, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l'emploi, mais aussi grâce à la baisse de l'euro et du pétrole."

Prolonger le surinvestissement. Selon lui, "pour relancer la machine, il faut que l'investissement se concrétise" pour 2016. "Je propose que l’on prolonge le surinvestissement : cela signifie que si l'on investit 100 et qu'on a droit d’amortir 140. Cette mesure s’arrête en avril. Je pense qu’il faudrait la prolonger encore d’un an, car c’est un levier d’investissement."

Le logement comme levier. Pour Louis Gallois, le logement peut aussi être un levier de croissance : "Je ne comprends pas que le logement social soit dans cette situation. Je sais bien qu’il y a beaucoup de mairies qui ne construisent pas de logement sociaux, mais il y a des besoins évidents, les préfets peuvent prendre des mesures pour le permettre", ajoute le président du conseil de surveillance de PSA, qui déplore par ailleurs la suppression des aides à la pierre.

Retrouver la confiance. Autre solution pour renouer avec la croissance, selon Louis Gallois, "retrouver la confiance". "Il faut que les Français voient le cap. Le problème des échéances électorales c’est qu’on a l’impression que tout s'arrête en juin 2017. Il faut dire aux Français dans quelle direction on va et s’y tenir."