Avec son long-courrier, la Chine veut concurrencer Airbus et Boeing

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Avec son long-courrier, la Chine veut concurrencer Airbus et Boeing
La société publique Comac n'a pour l'heure produit aucun avion de ligne.@ Reuters
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AÉRONAUTIQUE - Le constructeur public chinois Comac planche sur un long-courrier, le C929, présenté comme un futur concurrent de l'A330.

Le "Made in China" pour les avions, c'est pour bientôt. Le constructeur public chinois Comac, pour Commercial Aircraft Corporation of China, planche en effet sur un avion long-courrier, capable de rivaliser avec l'A330 d'Airbus. Il s'agira d'un bicouloir, biréacteur, doté de 250 à 300 places. La société en a fait l'annonce samedi, à trois jours de l'ouverture du salon Airshow China 2014, qui se tiendra en Chine à partir du 11 novembre.

C'est donc une petite révolution qui se trame dans le secteur aéronautique. Car aujourd'hui, pour les avions de plus de 200 places, vous n'avez pas le choix : c'est soit Airbus, soit Boeing.

L'usine a déjà une place réservée. Comac espère faire voler son C929, de son petit nom, dès 2023, d'abord sur des lignes régionales. Le C929 n'effectuera en effet, dans un premier temps, que des trajets de cinq heures maximum, et sur l'espace aérien chinois. Mais le but final est bien de devenir un concurrent mondial des géants européens et américains.

>> Ceci est un A330 :

A 330

Le projet est déjà sorti des cartons. Comac a en effet déjà réservé un espace pour une future usine d'assemblage de l'aéroport de Pudong, à Shanghaï. Pour la conception, l'avionneur public s'est également déjà allié avec le Russe United Aircraft Corporation, qui fabrique déjà des avions militaires, des jets et des moyens-courriers.

Peut-on vraiment y croire ? Comac, créée en 2008, n'a encore jamais fabriqué d'avion de ligne à l'heure actuelle. En 2009, la société avait annoncé un projet de moyen courrier de 150 places environ, le C919, présenté comme un concurrent de l'A320 ou du Boeing 737. Ce dernier devrait voler, pour la première fois, en 2015 pour être commercialisé en 2018. Et avec un moteur franco-américain, puisque c'est Safran et General Electric qui en sont les artisans.

Mais "les responsables du secteur ont des doutes concernant la date d'entrée sur le marché du C919 de Comac. Le projet a déjà connu plusieurs retards", indiquait le Wall Street journal mercredi dernier. Les experts attendent donc de voir le C919 voler, avant de lever le regard vers son grand frère le C929.