Les hôtesses et stewards de Hop! appelés à la grève vendredi et samedi

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Les hôtesses et stewards de Hop! appelés à la grève vendredi et samedi
La compagnie Hop! vise un retour à l'équilibre financier en 2017. Elle doit faire face à la concurrence du train à grande vitesse et de compagnies aériennes low cost.@ AFP
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Le mouvement, doublé d'un préavis de plusieurs syndicats au sol, s'annonce "très suivi", selon le SNPNC-FO, l'un des trois syndicats représentatifs des personnels navigants.

Les hôtesses et stewards de Hop! sont appelés à la grève vendredi et samedi par les trois syndicats représentatifs de personnels navigants (SNPNC-FO, Unac, CGT), inquiets pour l'avenir de la compagnie, filiale domestique d'Air France, selon un communiqué intersyndical publié mercredi. 

La première grève des navigants. Le mouvement, doublé d'un préavis de plusieurs syndicats au sol, s'annonce "très suivi", selon le SNPNC-FO. Il s'agit de la première grève des navigants de Hop! depuis la fusion en 2016 des trois compagnies de transport régional d'Air France (Brit'Air, Régional et Airlinair) sous la même bannière, précise ce syndicat.

Des emplois "menacés". Les trois syndicats demandent notamment "des garanties sur leur emploi au sein du groupe" Air France. Ils affirment que leurs emplois sont "menacés par une mauvaise gestion des effectifs" des pilotes, qui partent vers Air France, et "une perte constante d'activité depuis 2012", de l'ordre de 30%.

La ligne Paris-Strasbourg fermée. La compagnie Hop! vise un retour à l'équilibre financier en 2017. Elle doit faire face à la concurrence du train à grande vitesse et de compagnies aériennes low cost sur certaines liaisons. Elle a notamment fermé en juillet 2016 sa ligne Paris-Strasbourg à cause de la mise en service de la LGV Est.

245 postes supprimés. A la tête d'une flotte d'une centaine d'appareils, cette filiale d'Air France est née en 2013. Mais la fusion de Brit'Air, Régional et Airlinair n'est effective que depuis un an. Elle a entraîné la suppression de 245 postes sur un total d'environ 3.400 équivalents temps plein. Ses conséquences ont été plus fortes pour les ex-Brit'Air. "Un an après la fusion, les accords ne sont toujours pas harmonisés et les conditions de travail se dégradent. Les alertes sur les risques psychosociaux au CHSCT se multiplient", ajoute l'intersyndicale des Personnels navigants et commerciaux (PNC). Selon elle, "la direction tente d'imposer des conditions 'low-cost', en s'acharnant à négocier systématiquement par le bas".