Leclerc se lance dans le streaming musical

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Leclerc se lance dans le streaming musical
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Le groupe de grande distribution a décidé de lancer son propre service de streaming musical payant. Baptisé "Réglo musique", il fonctionnera sur abonnement, sur les mêmes prix que Deezer, Spotify ou Apple Music. 

Après Deezer, Spotify et plus récemment Apple Music, voici "Réglo Musique". Le groupe de grande distribution E. Leclerc a en effet annoncé jeudi le lancement de son service de streaming musical payant, un an après s'être attaqué au marché de la télévision par abonnement en lançant une box. Ce mode de consommation de musique est en pleine expansion en France et dans le monde.

Abonnement à 9,99 euros. Comme ses concurrents, le groupe de distribution explique que son nouveau service musical sera disponible via une application pour téléphones mobiles et pour tablettes donnant "accès à des millions de titres" dans tous les genres musicaux, de la pop à la musique classique. Baptisée "Réglo Musique", cette application propose un abonnement mensuel "solo" de 9,99 euros, soit le tarif pratiqué par les versions payantes de ses concurrents Deezer, Spotify et Apple Music, les deux premiers ayant une version gratuite avec publicité. Les porteurs de la carte de fidélité Leclerc bénéficieront jusqu'en décembre d'une "offre à 5,99 euros/mois grâce à 4 euros offerts tous les mois" en bons de réduction, précise le groupe de distribution.

Environ 2,5 millions d'utilisateurs en France. Ce service de streaming (écoute en ligne sans téléchargement des morceaux) est le "premier (...) issu de la grande distribution", ajoute le groupe, qui est un acteur important de la distribution physique de disques. En France, quelque "2,5 à 2,6 millions" de personnes sont aujourd'hui abonnées à un service de streaming payant, avait indiqué fin juin Pascal Nègre, qui préside la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP). Les revenus issus de ces abonnements représentent désormais "20%" du chiffre d'affaires du secteur en France, un chiffre en constante progression, avait précisé le PDG d'Universal France.