Le pain a de moins en moins la cote auprès des Français

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Le pain a de moins en moins la cote auprès des Français
Dans une boulangerie. Image d'illustration.@ FRED TANNEAU / AFP
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En 2015, nous avons mangé en moyenne 120 grammes de pain par jour, soit 9 grammes de moins qu'en 2014.

Est-ce un effet de la mondialisation de l'alimentation ? En 2015, les Français ont moins mangé de pain qu'en 2014, confirmant une tendance qui s'est amorcée depuis 2003, selon des chiffres publiés par l'Association nationale de la meunerie française (ANMF) rapportée vendredi par Le Figaro

120 grammes de pain par jour. En 2015, dans l'Hexagone, les Français ont mangé "en moyenne 120 grammes de pain par jour, soit 9 grammes de moins" qu'en 2014, a exposé Bernard Valluis, président délégué de l'association. Et la baisse est accentuée si on s'intéresse à la consommation des femmes, qui se contentent en moyenne de 80 à 90 grammes par jour (contre 140 grammes chez les hommes).

Trois fois moins de pain qu'en 1950. Si les meuniers s'inquiètent, c'est que cette baisse n'a rien d'inédit. Depuis 2003, c'est un total de 30 grammes de pain que les Français n'avalent plus. Et la comparaison avec les années 1950 est encore plus parlante puisqu'on mangeait dans cette décennie trois fois plus de pain qu'aujourd'hui. Mode des régimes alimentaires, recul de la pratique du petit déjeuner lors duquel la consommation du pain est traditionnelle, hausse du prix de la baguette... expliquent notamment cette baisse.

Du pain français... avec de la farine allemande ? Mais les meuniers s'inquiètent aussi de la provenance de la farine utilisée dans la confection des pains en France. À raison, puisque selon eux, l'Hexagone importe de plus en plus de farine d'Allemagne. "De la concurrence déloyale", selon Lionel Deloingce, président de l'ANMF, interrogé par Le Figaro. Et de demander au passage la suppression de la taxe qui pèse en France sur la production de farine. Selon lui, elle empêche les meuniers français, qui produisent 4,27 millions de tonnes de farine par an, de "lutter à armes égales" avec les autres producteurs européens. En attendant, l'ANMF souhaite développer encore plus le secteur de la farine bio afin de coller au plus près aux attentes des consommateurs français.