La réforme de la taxe d'habitation coûtera 8,5 milliards d'euros, selon Darmanin

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La réforme de la taxe d'habitation coûtera 8,5 milliards d'euros, selon Darmanin
Gérald Darmanin a précisé le coût de la réforme de la taxe d'habitation.@ THOMAS SAMSON / AFP
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La réforme de la taxe d'habitation doit exonérer 80% des ménages et entrer en vigueur en 2018.

La suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages promise par Emmanuel Macron coûtera 8,5 milliards d'euros aux finances publiques, et non 10 milliards comme annoncé jusque-là, a indiqué mardi le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. "Ce n'est pas 10 milliards que cela va coûter, c'est à peu près 8,5 milliards d'euros", a déclaré le ministre lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat, en confirmant le fait que la réforme serait mise en place "sur trois ans".

Révision des valeurs locatives. Gérald Darmanin, qui répondait à une question de Pierre Cuypers (LR), a par ailleurs assuré que le calendrier exact de la réforme serait précisé mercredi par le Premier ministre Édouard Philippe. Le ministre a aussi indiqué que l'État allait "intervenir sur la révision des valeurs locatives", permettant de calculer les taxes perçues par les collectivités locales, ajoutant cela n'avait pas été fait "depuis les années 1970". Plusieurs tentatives de réformes des valeurs locatives cadastrales ont vu le jour ces dernières années, sans aboutir. Le gouvernement précédent avait prévu une révision de ces valeurs cette année, concernant les locaux professionnels.

Inquiétude des collectivités.Les détails de la réforme, portant notamment sur les compensations pour les collectivités locales, seront pour leur part abordées "lors de la conférence des territoires", qui se tiendra le 17 juillet au Sénat, a ajouté Gérald Darmanin. La suppression de la taxe d'habitation suscite l'inquiétude des maires, même si Emmanuel Macron a promis pendant la campagne de compenser par des fonds d'État le manque à gagner pour les communes. "Si le gouvernement veut s'attaquer à l'autonomie fiscale des collectivités locales, il commettra une faute quasi constitutionnelle", a ainsi déclaré mardi matin Gérard Larcher, président LR du Sénat, appelant à "reprendre la réflexion sur les taxes locales".