L'ultimatum des taxis pour faire interdire UberPop

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L'ultimatum des taxis pour faire interdire UberPop
@ PIERRE ANDRIEU / AFP
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INFO E1 - Les syndicats de prévoient "de prendre des mesures spectaculaires", si dans les 15 jours le gouvernement n'agit pas pour faire interdire le service controversé de covoiturage.

Les syndicats de taxis lancent un ultimatum au gouvernement. Ils prévoient "de prendre des mesures spectaculaires", si dans les 15 jours le gouvernement n'agit pas pour interdire UberPop, le service controversé de covoiturage du géant américain de la location de VTC. Les organisations de taxis se sont d'ailleurs réunies mercredi pour rédiger une lettre au Premier ministre et le prévenir de leur démarche.

"Il existe des lois et elles ne sont pas appliquées". "Le message, il est clair : quatorze organisations, dont toutes les fédérations nationales et tous les syndicats parisiens, donnent 15 jours pour interdire UberPop. Aujourd'hui, le gouvernement a tout à fait les moyens d'interdire le travail dissimilé, le travail clandestin, qui est fait par ces chauffeurs là. Il existe des lois par rapport à ça et elles ne sont pas appliquées", déplore Pascal Wilder, secrétaire général de la fédération nationale des taxis indépendants.

Une enquête, ouverte depuis novembre dernier, vise UberPop, le service controversé de covoiturage d'Uber. Ce service, qui met en relation des particuliers et des conducteurs non professionnels, est considéré comme une concurrence déloyale envers les taxis. Et l'activité est interdite depuis le 1er janvier 2015, à la suite du vote de la loi Thévenoud. Cette loi limite notamment aux chauffeurs de VTC la possibilité de signaler leur disponibilité et leur localisation au client avant qu'il puisse réserver une course. Dans ce volet, 250 chauffeurs amateurs ont déjà été verbalisés, en seulement trois semaines.

"Les taxis sont en train de mourir". Mais cela n'est pas suffisant selon les organisations de taxi qui dénoncent une mise à mort de leur profession. "Ce n'est plus possible d'attendre, parce qu'actuellement, les taxis sont en train de mourir. Les taxis en ville ont une baisse de leur chiffre d'affaires d'au moins 30%, du fait de cette concurrence déloyale", s'alarme Pascal Wilder. Et de prévenir : "Donc on donne 15 jours au gouvernement pour appliquer ces lois. Et si ce n'est pas fait, nous nous revoyons à Paris dans 15 jours et nous prendrons les mesures nécessaires pour défendre notre métier."

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