Hop! : le 3e syndicat de pilotes appelle à la grève les 22 et 23 mars

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Hop! : le 3e syndicat de pilotes appelle à la grève les 22 et 23 mars
La négociation sur un accord d'entreprise bloque toujours chez Hop!.@ FRED TANNEAU / AFP
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Pour protester contre les négociations embourbées sur un accord d'entreprise, le troisième syndicat des pilotes de Hop! a appelé à la grève le 22 mars.

Le FUC, 3è syndicat de pilotes chez Hop!, filiale d'Air France, a appelé samedi à la grève les 22 et 23 mars prochains, pour protester contre la "guerre d'usure" qu'est devenue la négociation d'un nouvel accord d'entreprise.

"La direction nous mène en bateau". "On a le sentiment que la direction nous mène en bateau, un bateau un peu ivre, et qu'elle fait durer cette négociation", a expliqué Marc Fradet, président du FUC (Flight Union Cockpit, 16% des voix). "C'est un peu la guerre d'usure". Les partenaires sociaux et la direction négocient depuis des mois une convention d'entreprise unique pour les pilotes des ex-compagnies régionales d'Air France (Airlinair, Brit Air et Regional), qui ont fusionné pour donner naissance à Hop!.

Blocage sur les conditions de travail. "Ça suffit, maintenant il faut enfin terminer cette négociation", a insisté Marc Fradet. Le 22 mars coïncide avec la mobilisation des fonctionnaires et des cheminots, et le lendemain, une grève est prévue chez Air France, à l'appel d'une large intersyndicale. Les revendications chez Air France, centrées sur les salaires, "n'ont rien à voir" avec celles portées par les pilotes de Hop!, a toutefois précisé Marc Fradet, expliquant que "ça coince véritablement sur les conditions de travail". Le FUC demande par exemple que les pilotes ne puissent plus travailler six jours d'affilée "plusieurs fois dans le mois", mais cinq jours. "La direction refuse" compte tenu des "sous-effectifs", selon lui.

Le syndicat, qui se dit "inquiet" à propos du "modèle économique" de Hop!, réclame également "un projet pour l'entreprise". En juillet dernier, le FUC et le SNPL (1er syndicat de pilotes) avaient déjà mené une grève de six jours pour marquer leur rejet du projet de convention d'entreprise de la direction.