Le référendum grec n'est pas conforme aux "standards" fixés par le Conseil de l'Europe

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Le référendum grec n'est pas conforme aux "standards" fixés par le Conseil de l'Europe
@ AFP/ANGELOS TZORTZINIS
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Le Conseil de l'Europe a jugé le référendum grec comme "non conforme" à ses standards. En cause, des délais trop courts, une question pas assez précises et l'absence d'observateurs étrangers.

Nouvelle critique contre le référendum qui doit avoir lieu en Grèce dimanche. La consultation populaire ne correspond pas aux "standards" fixés par le Conseil de l'Europe, l'organisation qui réunit les pays européens ayant ratifié la Convention européenne des droits de l'homme (Russie et Turquie comprises). "Il est évident que le délai est trop court vis-à-vis de nos standards", a ainsi déclaré Daniel Höltgen, le porte-parole du secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjoern Jagland.

Les "standards" évoqués correspondent aux recommandations de la Commission de Venise, un organe d'expertise juridique du Conseil de l'Europe, dont les recommandations sont très suivies en matière constitutionnelle.

La question jugée imprécise. "Il y a au moins trois critères où le Conseil de l'Europe a des doutes sur la validité du référendum proposé", a détaillé le porte-parole. "Les votants devraient avoir les questions d'un référendum au moins deux semaines" avant sa tenue, "or ce n'est visiblement pas le cas", a-t-il souligné. Du fait de l'annonce tardive de ce référendum, "il n'y a pas de possibilité d'avoir une observation internationale", a-t-il ajouté, alors que la Commission de Venise recommande justement de permettre la présence d'observateurs étrangers.

"Les questions d'un référendum doivent être très claires et compréhensibles", a aussi noté Daniel Höltgen, estimant que ce n'était pas le cas à ce stade. Le référendum que veut organiser dimanche le gouvernement grec porte sur l'approbation ou non des mesures d'austérité que les créanciers ont soumises à la Grèce, pour que le pays puisse continuer de bénéficier de prêts internationaux. Or, la question porte sur les réformes proposées jeudi dernier, et elles ont (légèrement) évolué depuis (tous les détails ici).