Google offre 70 millions à celle qui devra réduire ses coûts

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Google offre 70 millions à celle qui devra réduire ses coûts
@ CHIP SOMODEVILLA/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP
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PONT D'OR - Le géant du Web vient d'embaucher Ruth Porat au poste de directrice financière et n'a pas hésité à lui proposer 70 millions de bonus pour l'appâter.

A force de grandir, Google est devenu une véritable machine à cash. De l'argent qu'il faut bien gérer et éviter de dépenser inutilement alors l'entreprise a décidé d'attirer les meilleurs pour occuper le poste de directeur financier. C'est finalement une banquière qui a été choisie, Ruth Porat, et pour la convaincre de venir, Google n'a pas hésité à sortir le chéquier : outre son salaire, elle va toucher un complément de 70 millions dollars, soit 65 millions d'euros, annonce l'agence Bloomberg.  Ironie du sort, sa mission sera de contenir les dépenses du groupe.

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Une offre qui ne se refuse pas. Pour remplacer son nouveau directeur financier, qui part à la retraite, Google a misé sur Ruth Porat. Cette dernière occupe un poste équivalent au sein de la banque Morgan Stanley et gagnait en moyenne 10 millions de dollars par an (9 millions d'euros). Pour la faire venir, la firme de la Silicon Valley a donc mis les moyens : un salaire annuel de 650.000 dollars (600.000 euros) et un "golden hello" de 5 millions de dollars (4,5 millions d'euros). Et ce n'est pas fini : elle va recevoir des paquets d'actions Google pour une valeur de 25 millions de dollars la première année, puis pour 40 millions de dollars en 2016. Soit un complément de 70 millions de dollars en plus de sa salaire. Un chiffre vertigineux qui confirme que le coeur du pouvoir économique est lentement en train de se déplacer vers l'ouest, de Wall Street vers la Silicon Valley.

Qui est Ruth Porat ? Originaire de la Silicon Valley, elle travaillait depuis 1987 pour Morgan Stanley, où elle a occupé plusieurs postes importants. Elle a notamment co-dirigé les activités de banque d'investissement dans le secteur technologique et organisé des financements pour les géants du commerce en ligne Amazon et eBay, le navigateur internet Netscape ou encore le voyagiste en ligne Priceline, rappelle le communiqué de Google. Elle était également, durant la crise financière et le sauvetage de l'assureur AIG et des sociétés parapubliques de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, à la tête des équipes de Morgan Stanley qui avaient conseillé les autorités américaines.

"Nous avons énormément de chance d'avoir trouvé une dirigeante aussi créative, expérimentée et opérationnellement solide", a commenté le directeur général de Google, Larry Page. "Je suis impatient d'apprendre de Ruth, tandis que nous continuerons d'innover dans notre coeur de métier (de la recherche et de la publicité à Android, Chrome et YouTube) tout en investissant de manière réfléchie et disciplinée dans notre prochaine génération de grands paris", a-t-il ajouté.

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