Qualifié d'escroc par Tapie, Peyrelevade lui répond

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INTERVIEW E1 - C'est "celui qui dit qui y est", rétorque l'ancien patron du Crédit lyonnais à l'homme d'affaires, affirmant prendre cette insulte "avec flegme".

Bernard Tapie n'en démord pas. Pour lui, l'ancien directeur du Crédit lyonnais, Jean Peyrelevade, est un "escroc", a-t-il répété dimanche lors du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Monde/iTÉLÉ. Invité de Maxime Switek lundi sur Europe 1, Jean Peyrelevade a contre-attaqué. "Je vais vous répondre comme font les enfants. Escroc ? Celui qui dit qui y est ! Il a dans ce domaine une expertise que je n'ai pas", a-t-il affirmé.

"Il fabrique une espèce de fiction". "Il a l'habitude de l'injure à mon égard. Injure répétée, habituelle et en même temps insignifiante, donc je prend ça avec flegme", a également déclaré Jean Peyrelevade. L'ancien patron du Crédit lyonnais n'a "pas l'intention" de porter plainte contre Bernard Tapie, "en tout cas pas pour l'instant". "Je pense que M. Tapie, chaque fois qu'il est en difficulté devant la justice de la République, essaie de trouver des échappatoires, des diversions", a-t-il ajouté. "Il fabrique comme ça une espèce de fiction qu'il essaie d'imposer sur la place publique".

Tapie "a contribué avec d'autres à enfoncer le Crédit lyonnais". Bernard Tapie l'a confié dimanche sur Europe 1 : il a "pensé au suicide" en apprenant, en février dernier, l'invalidation par la cour d'appel de Paris de l’arbitrage qui, en 2008, lui avait accordé 403 millions d'euros pour solder son vieux litige avec le Crédit Lyonnais autour de la vente d'Adidas dans les années 1990. Interrogé sur ces propos, Jean Peyrelevade "préfère ne pas mettre l'affaire sur un plan de sentiments vis-à-vis de personnes". "Ce qui est en cause ici, ce sont des principes", a-t-il martelé. "Il y a une différence entre M. Tapie et moi. Moi, quoi qu'il dise, j'ai redressé le Crédit lyonnais. Lui a contribué avec d'autres à enfoncer le Crédit lyonnais. Et cette différence-là, elle est irréductible".

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