Baisse de l'électricité contre hausse du gaz ? L'exécutif y pense

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Baisse de l'électricité contre hausse du gaz ? L'exécutif y pense
@ DAMIEN MEYER / AFP
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ECOLOGIE - Selon le JDD, Bercy songe à baisser la Contribution au service public de l’électricité... et à taxer davantage le gaz et le carburant.

Baisse du prix de l'électricité contre hausse du prix du gaz et du carburant... Cela pourrait bien être la nouvelle réforme écologique du gouvernement. Selon Le Journal du dimanche, Bercy songe à réformer la "Contribution au service public de l’électricité" (CSPE) à la rentrée, lors du projet de loi de finances pour 2016. Cette taxe, payée sur la facture d'électricité, sert à financer les énergies renouvelables.

Une baisse de 10% de la facture d'électricité ? Cette "Contribution" pourrait être étendue au gaz, à l'essence et au diesel, faisant ainsi potentiellement augmenter leur coût pour le consommateur. Mais en contrepartie, elle baisserait pour l'électricité. "La facture d’électricité serait moins taxée et son montant baisserait ainsi jusqu’à 10%", peut-on lire sur le site du JDD.

Selon le JDD, deux options se présenteraient: "faire porter l'effort aux seuls consommateurs de gaz", une solution qui permettrait de diminuer la facture d'électricité d'environ 4%". Ou "étaler cette taxe entre électricité, gaz et carburants", ce qui "diminuerait d'environ 10% la facture d'électricité mais augmenterait celles du gaz et surtout des carburants".

"Des travaux ont été engagés". "Plusieurs hypothèses seront étudiées par le gouvernement", a confirmé à l'AFP une source proche du dossier, "la logique à ce stade étant que la CSPE ait vocation à couvrir l'ensemble des énergies fossiles", dont font partie le gaz et le pétrole, pour financer les énergies renouvelables.  "Les travaux ont été engagés et ont vocation à être inscrits dans le projet de la loi de finances 2016", ce qui permettra un débat au Parlement, a-t-on appris auprès du ministère de l'Ecologie. "Des discussions interministérielles, incluant le ministère des Finances et le ministère de l'Economie, ont été diligentées", selon la source proche du dossier.