Ain : blocage de plateformes logistiques par les agriculteurs

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Ain : blocage de plateformes logistiques par les agriculteurs
@ FRED TANNEAU / AFP
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Les agriculteurs en colère veulent la sauvegarde de leurs revenus et une plus juste répartition avec les industriels et les distributeurs. 

Plusieurs blocages de plateformes logistiques par des agriculteurs ont débuté dimanche soir dans l'Ain, les manifestants réclamant "un prix rémunérateur" pour leurs produits et "une juste répartition des marges", a-t-on appris de sources concordantes. Pour la journée de lundi, le préfet du Morbihan a interdit la circulation des véhicules agricoles sur la commune de Vannes, les agriculteurs ayant l'intention de manifester dans cette ville, a annoncé dimanche la préfecture dans un communiqué.

Cinquantaine de tracteurs. A l'appel de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) et des Jeunes Agriculteurs (JA) d'Auvergne-Rhône-Alpes, près d'une centaine de personnes ont investi respectivement les sites de Saint-Vulbas (Carrefour), et de Saint-Just (Système U) avec au total une cinquantaine de tracteurs et de remorques, "dans le calme et dans une ambiance bon enfant", ont précisé les gendarmes et les syndicats agricoles. Du fumier a été déversé à Miribel (Intermarché) et Attignat (surgelés).

"Une réelle répartition". "On est là pour sauvegarder nos revenus ! Ca ne peut plus continuer comme ça, on est asphyxiés ! Il faut que les prix de nos produits soient indexés aux coûts de production et non plus sur celui du marché mondial, qui les tire vers le bas", a déclaré Michel Joux, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes. "Il faut aussi une réelle répartition des marges entre producteurs, distributeurs et industriels", a-t-il ajouté, soulignant que les agriculteurs ne partiraient pas "sans des engagements écrits de l'Etat".

Pression sur les négociations. Depuis plusieurs semaines, les agriculteurs, qui traversent une crise sans précédent, multiplient les actions pour faire pression sur des discussions en cours entre le gouvernement et la grande distribution afin d'amener les grandes enseignes du secteur à revoir leurs pratiques de fixation des prix auprès des industriels et producteurs agricoles. Elles doivent se terminer à la fin du mois.