Quand Goldorak s’invite à l’université française

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Marie Pruvost-Delaspre, docteur en études cinématographiques, était l’invitée de David Abiker, samedi, pour parler d’un colloque consacré au robot japonaiss.

Qui aurait cru que Goldorak inspirerait les universitaires ? Près de quarante ans après la première diffusion de la série animée sur les écrans français, un colloque intitulé "Le ciel garde encore la trace du Prince Actarus" se tient vendredi et samedi, à l’université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle. L’une des chercheuses à l’origine de cet événement, Marie Pruvost-Delaspre, était l’invitée de David Abiker, samedi, dans C’est arrivé cette semaine.

Une série mythique. "Goldorak, c’est tout d’abord une série de la Toei, un grand studio de production japonais qui nous montre les combats que mène le personnage d’Aktarus, prince d’Euphor, contre les forces de Véga. Goldorak, c’est aussi le robot éponyme avec lequel ce prince mène ses combats contre les forces du mal", contextualise la docteure en études cinématographiques.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette série mythique, voici le célèbre générique :  

"Un phénomène sans précédent". Et Marie Pruvost-Delaspre d’expliquer en quoi Goldorak peut tout à fait constituer un objet d’étude, aussi étonnant soit-il : "C’est important pour la France, car cela a été un phénomène absolument sans précédent pour les jeunes téléspectateurs, mais aussi pour les parents qui ont rencontré pour la première fois l’animation japonaise". Goldorak ne fut que le début des séries du studio Toei, qui vont très vite envahir les écrans. Dès 1988, c’est Dragon Ball Z, puis, en 1993, Sailor Moon. Avec des moyens limités, les studios japonais parvenaient à faire preuve d'une véritable inventivité. 

Goldorak aborde "des sujets très contemporains". Lorsqu'elle débarque sur Antenne 2, dans l'émission Récré A2, la série Goldorak devient un véritable phénomène : "Les audiences sont incroyables, alors qu'à l'époque, les chaînes ne font aucune audience", insiste Marie Pruvost-Delaspre. Surtout, explique la jeune chercheuse, le contenu même de la série d'animation, "qui dit plein de choses", vaut analyse. Pourtant, au départ, les parents n'ont pas été emballés par l'arrivée de Goldorak : "Il y avait une méconnaissance de la part des adultes, qui regardaient cet objet avec un peu de condescendance (...) En réalité, la série parle de sujets très contemporains".

Au sein des épisodes de Goldorak, on aborde aussi bien les thématiques "de guerre, de destructions nucléaires, de nécessité de protéger l’environnement, la nature. Il y a aussi de très belles histoires d’amitié, on comprend que cela ait parlé à une génération". La série faisait même des références à l’histoire du Japon, des réflexions sur l’état du monde dans les années 1970. Pour les curieux qui n'ont pu assister au colloque, vous pouvez retrouver la captation de celui-ci sur le site de l'université

>> Retrouvez l'intégralité de l'émission de David Abiker, C'est arrivé cette semaine, en cliquant ici.