Pendant l'Euro, les salles de cinéma tournent au ralenti

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Plusieurs films, pourtant salués par la critique, peinent à trouver leur public depuis le 10 juin et le début du championnat d'Europe de football.

Football et cinéma ne font pas bon ménage. Il y a quatre ans, pendant l'Euro 2012, la fréquentation des salles de cinéma avait chuté de 11% entre mai et juin, au profit des stades et terrasses de café (ou canapés). Les chiffres ne sont pas encore connus pour cette année mais le constat est le même : les spectateurs délaissent le septième art, et le ballon rond n'y est pas pour rien.

Aucun film ne décolle. Le début de semestre était pourtant satisfaisant pour les salles de cinéma, après les bons chiffres de l'année dernière. Mais en cette fin de mois de juin, l'impact des matches se fait sentir. Entre L'outsider, l'excellent film sur Jérôme Kerviel, Le secret des banquises, avec un couple star, Guillaume Canet et Charlotte Lebon, Love and friendship, une saga romanesque bien accueillie par la critique, et Tout de suite maintenant, le très bon Pascal Bonitzer, il y avait de quoi faire son choix, cette semaine. Et pourtant, aucun film n'a vraiment décollé, même si l'Outsider tire modestement son épingle du jeu.

Moins de films proposés. Et le phénomène dure depuis le début de l'Euro : L'idéal, La loi de la jungle, La nouvelle vie de Paul Sneijder, Diamant noir,  Vicky, des films plutôt réussis, n'ont pas connu l'accueil qu'ils méritaient. La baisse de fréquentation avait même était anticipée par certains distributeurs : le nombre de films proposés dans les salles était presque deux fois moins élevé qu'en temps normal, les deux mercredi qui ont suivi le début de la compétition sportive.

La fête du cinéma en plein Euro. Seule exception à cette bérézina : Retour chez ma mère, la comédie d'Eric Lavaine, qui frôle les 1,5 million d'entrées. Mais le film est sorti le 27 juin, et marchait déjà très fort avant que le football n'accapare toute l'attention. Le timing de la fête du cinéma, prévue de dimanche à mercredi, et ses prix attractifs, suffiront-ils à inverser la tendance ?