INFORMATION EUROPE 1 - Pour la première fois, une bande dessinée s'attaque à l'univers opaque de la cyberdéfense

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Dans Si ça sort, on est mort, un collectif de scénaristes dévoile le quotidien des agents chargés de répondre aux cyberattaques quotidiennes contre les serveurs de l'Etat.

Pour la première fois, l'univers de la cyberdéfense des armées françaises va apparaître dans une bande dessinée, à paraître le 24 octobre aux éditions Rue de Sèvres. Sous le crayon de Clément Oubrerie, un collectif de scénaristes experts du domaine intitule un premier tome : Si ça sort, on est mort. Europe 1 a pu parcourir en exclusivité avec le journal Le Monde cet album, qui plonge son lecteur dans un monde souvent opaque, et lève le voile sur sa manière de gérer au quotidien des cyberattaques.

"Nous n'avons pas d'amis". La force de cette BD vient surtout du fait que l'un de ses auteurs travaille dans le service Cyberdéfense de l'Etat. Et, page après page, on y découvre son quotidien, rythmé par des attaques permanentes contre les ordinateurs de l'Etat. "Sur le fond, il y a de vraies attaques d'Etats que nous subissons, d'alliées qui peuvent être plus ou moins fidèles", explique cet auteur, resté anonyme et sobrement baptisé "la Source". "Nous n'avons pas d'amis, nous n'avons que des intérêts et des partenaires en coalition ou pas", relève-t-il. "Les gens qui aiment ce milieu-là et les lecteurs nouveaux découvriront des choses tout à fait réelles."

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©Editions Rue de Sèvres


>> De 5h à 7h, c’est “Debout les copains” avec Matthieu Noël sur Europe 1. Retrouvez le replay de l'émission ici

Top secret. Mais le caractère secret du sujet a également constitué un véritable défi pour le dessinateur Clément Oubrerie, qui n'a pas eu accès aux lieux les plus sensibles. "Dans la base militaire qui se trouve en Bretagne, il y a des salles qui sont inaccessibles. N'étant ni président, ni maréchal, ni amiral, je n'ai pas eu accès à ces endroits", plaisante-t-il.


Cette BD grand public permettra peut-être aussi à ce domaine ultra spécialisé de recruter des candidats, puisque chaque année la Cyberdéfense cherche 150 nouveaux ingénieurs et informaticiens.