Décès du réalisateur Maurice Failevic, spécialiste des luttes sociales

  • A
  • A
Décès du réalisateur Maurice Failevic, spécialiste des luttes sociales
Maurice Failevic était âgé de 83 ans. @ AFP
Partagez sur :

Son dernier téléfilm, "Jusqu'au bout", inspiré d'un conflit dans une usine "Seveso", a reçu en 2005 le grand prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). 

Maurice Failevic, réalisateur de téléfilms et de documentaires sur des luttes sociales et des faits de société, est décédé mardi à Paris à l'âge de 83 ans, a annoncé son épouse.

Diverses récompenses. Depuis 1962, Maurice Failevic a réalisé pour la télévision et le cinéma une cinquantaine de films récompensés par de nombreux prix en France et à l'étranger. Son dernier téléfilm, Jusqu'au bout, fiction inspirée d'un conflit dans une usine "Seveso" en liquidation judiciaire dans les Ardennes après la fuite des dirigeants, a reçu le grand prix 2005 de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). En 1971 et 1975, la Semaine de la critique du Festival de Cannes a également récompensé Maurice Failevic pour De la belle ouvrage, téléfilm sur la révolte d'un ouvrier dont la vie est bouleversée par un changement technique, et Gouverneurs de la rosée, adaptation du roman de l'écrivain haïtien Jacques Roumain sur les planteurs de cannes à sucre face à la modernité.

"Un raconteur d'histoires". Militant communiste depuis 1953, Maurice Failevic, diplômé de l'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC, devenu la Fémis), a débuté à l'ORTF. Directeur du département réalisation de la Fémis, la célèbre école de cinéma, de 1986 à 1995, il a cosigné en 2010 le documentaire L'Atlantide, une histoire du communisme avec le journaliste Marcel Trillat. "C'était un raconteur d'histoires sans jamais juger les participants de ses films. Ce qui caractérisait Maurice Failevic, c'était son humanité", a réagi Marcel Trillat à l'annonce de sa mort. En 2001, les deux réalisateurs avaient déjà travaillé ensemble sur Les Prolos, un documentaire sur le prolétariat du 21ème siècle.

Sur Twitter, la ministre de la Culture Audrey Azoulay a salué "l'engagement politique et social" du réalisateur.