Foot : l'OM porte plainte contre les Yankee pour escroquerie

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Les Yankee ont fait savoir qu'ils "contestaient" l'escroquerie.
Les Yankee ont fait savoir qu'ils "contestaient" l'escroquerie. © BORIS HORVAT / AFP
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L'OM a annoncé vendredi qu'il portait plainte "pour escroquerie" contre le groupe de supporters, soupçonné d'avoir illégalement vendu des fausses places pour le match contre l'OL dimanche.

L'Olympique de Marseille a annoncé vendredi avoir porté plainte pour "escroquerie" contre son groupe de supporters des Yankee, soupçonnés d'avoir illégalement vendu une centaine de fausses places pour le match OM-Lyon. Le club s'appuie sur "de nombreuses plaintes et témoignages reçus après la rencontre" du 18 mars dernier (perdue 3-2 par l'OM), est-il précisé dans un communiqué.

Des bracelets censés être échangés contre une place. Le jour de ce match au sommet de la 30e journée de Ligue 1, une centaine de spectateurs ont été refoulés par les CRS alors qu'ils possédaient des bracelets censés être échangés contre une place pour entrer au virage Nord. Plusieurs témoignages sur Twitter racontaient la désillusion de certains détenteurs de ces bracelets refoulés à l'entrée du stade Vélodrome le soir du match. Parmi ceux-ci, le compte @Massilia2093, qui décrivait l'incident dans un "thread" (un fil, une histoire racontée en plusieurs tweets), a été fermé.

Plusieurs milliers de spectateurs privés de match. Le bouchon provoqué a également empêché d'autres spectateurs d'entrer, les forces de l'ordre fermant l'accès. Au total plusieurs milliers de spectateurs n'ont pas pu voir le match. Dans son communiqué, le club "tient à rappeler que les seuls titres d'accès valables au stade sont des billets ou des abonnements délivrés par le club et qu'ils ne peuvent être revendus en aucun cas, par qui que ce soit, en vue de son propre enrichissement".

"Des initiatives individuelles", pour les Yankee. "Je conteste l'escroquerie, mais ce qui me rend le plus fou, c'est que l'OM décide de porter plainte contre les Yankee", a réagi à l'AFP le leader du groupe, Michel Tonini. "Je ne nie pas que les bracelets ont été utilisés à des fins mercantiles, mais ce sont des initiatives individuelles", a-t-il ajouté, rappelant qu'il y avait beaucoup de "resquille" et de marché noir les soirs de match autour du stade Vélodrome. "Ce sont des pratiques courantes, et j'ai toujours alerté les différentes directions de l'OM à ce sujet", a ajouté Tonini.

"Des petits malins ont tapé dans notre réserve". Les bracelets, au nombre de 110, sont réservés aux Yankees qui viennent préparer le "tifo", le spectacle d'avant-match, ils permettent d'entrer dans le stade à 16 heures pour disposer les papiers, et non à 19 heures, à l'ouverture des portes. "Mais des petits malins ont tapé dans notre réserve, je ne sais pas comment, et certains les ont vendus dehors", a déploré Tonini.

Un conflit larvé entre l'OM et les Yankee. Cet incident s'inscrit dans le conflit larvé entre l'association Yankee Nord Marseille et l'OM. Le groupe avait porté plainte et été débouté pour 255 abonnements payés à l'association, et non au club, et pas délivrés à leurs adhérents. En 2016, le club a récupéré la vente directe des abonnements, qui auparavant était gérée par les groupes, qui prélevaient une partie du prix pour leurs animations et déplacements. "L'OM profite de ça pour se payer la tête des Yankee, ils n'ont même pas pris la peine de m'appeler, alors qu'on est des partenaires, a-t-il regretté. Aujourd'hui l'OM s'attaque aux Yankee, demain à qui le tour ?"