"Avec Gaël Monfils, il se passe forcément quelque chose à New York !"

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Alors que Gaël Monfils dispute ce mercredi soir son quart de finale contre l'Italien Matteo Berrettini, notre éditorialiste Virginie Phulpin explique en quoi le Français est fait pour le Grand Chelem new-yorkais.
EDITO

Un ticket pour le dernier carré du Grand Chelem new-yorkais. C'est ce que dispute Gaël Monfils ce mercredi soir, à l'US Open, face à l'Italien Matteo Berrettini, 24e joueur mondial et tombeur de Richard Gasquet au 1er tour. Mais le Français, 13e mondial, est sur ses terres dans la chaude et bruyante ambiance de Flushing Meadows. "Gaël Monfils a besoin de bruit et de fureur", commente Virginie Phulpin dans son édito du jour, sur Europe 1. Elle en est persuadée, notre Français "est dans son élément" à New York.

"The right man at the right place. Gaël Monfils est fait pour New York. Et le voir gagner, profiter, être heureux et le montrer, c’est tellement rafraîchissant ! Ça ne nous arrive pas tous les jours avec le tennis français en ce moment. Et ce n’est pas un hasard si c’est à Flushing Meadows que Monfils est en pleine renaissance.

Entendu sur europe1 :
Gaël Monfils a besoin de bruit et de fureur. C’est à l’US Open qu’il le trouve avec les avions qui décollent et atterrissent, les spectateurs qui bougent, mangent, sifflent et encouragent bruyamment

Regardez à Wimbledon, il avait abandonné au premier tour. D’accord il était blessé. Mais en plus, les loges royales, les vêtements immaculés et le silence respectueux, ça n’est pas son truc. Gaël Monfils a besoin de bruit et de fureur. Et ça, c’est à l’US Open qu’il le trouve. Les avions qui décollent et atterrissent, les spectateurs qui bougent, mangent, sifflent et encouragent bruyamment, là, il est dans son élément. Il se passe forcément quelque chose avec lui à New York. Et si jamais il ne gagne pas le tournoi, je me souviendrai quand même surement plus de son parcours que de celui du vainqueur.

Il y a une osmose entre Monfils et le public de l’US Open, et ça n’est pas forcément le cas ailleurs. Je ne sais pas si vous vous souvenez, lors de son premier Roland Garros en 2005. Gaël Monfils était tout jeune, et il était arrivé sur le court en tenue de boxeur, capuche sur la tête, il se donnait un air méchant comme celui qui monte sur le ring. Bon, derrière il avait perdu en trois sets, invisible. Et ça, nous, en France, on a du mal à accepter. Le show pour le show, ça avait été très mal accueilli par les spectateurs. C’est dommage, ça doit être un spectacle aussi le tennis.

" Tout le monde le suit dans les tribunes, évidemment. Il le dit, Monfils, l’US Open le fait kiffer "

Le public new-yorkais, lui, adore ce genre de mise en scène Monfils est un inconditionnel de basket US. Et il a gagné un de ses matches avec un smash à 360 degrés, un geste qu’on voit en NBA, pas sur un court de tennis. Tout le monde le suit dans les tribunes, évidemment. Il le dit, Monfils, l’US Open le fait kiffer. Ça tombe bien, moi aussi j’ai envie de kiffer au moins jusqu’en demi-finales.

En plus, il y a même une histoire d’amour au milieu de tout ça. Gaël Monfils est en couple avec la joueuse ukrainienne Elena Svitolina. Elle, elle est déjà qualifiée pour les demi-finales. Et ils vivent leur amour en le partageant avec le public, avec une bonne dose d’humour aussi. Franchement, ils ont tout compris. C’est digne d’un scénario de film, et ils embarquent tous les spectateurs avec eux. Alors allez, Gaël Monfils, on a envie d’une happy end nous !"

 

Le parcours de Gaël Monfils à l'US Open

1er tour : bat Alberto Ramos-Vinolas (Espagne) 7-6, 6-4, 6-3

2e tour : bat M Copil (Roumanie) 6-3, 6-2, 6-3

3e tour : bat Shapovalov (Canada) 6-7, 7-6, 6-4, 6-7, 6-3

8e de finale : bar Pablo Andujar (Espagne) 6-1, 6-2, 6-2

Europe 1
Par Virginie Phulpin