Vidéo choc des lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie : "On n'est pas dans le monde des Bisounours"

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Interrogé sur Europe 1, Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure, a estimé que les agents qui ont interpellé 151 jeunes à Mantes-la-Jolie ont agi de façon professionnelle.

RÉACTION

La même scène a été observée dans plusieurs défilés vendredi : des jeunes qui s'agenouillent, mettant les mains derrière la tête. Une manière pour eux d'afficher leur soutien aux 151 jeunes interpellés vendredi à Mantes-la-Jolie, en marge d'une manifestation lycéenne, et dont certains sont apparus menottés et agenouillés dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Quelques policiers face à "150 individus". "Ce qui est important, c'est de rappeler ce qui s'est passé avant", a plaidé au micro de François Clauss, sur Europe 1, Jean-Marc Bailleul, le secrétaire général du Syndicat des cadres de la Sécurité intérieure. Il évoque ainsi des individus qui se sont livrés à des actes de violences dans les rues de Mantes-la-Jolie : "des vols à la portière, des personnes âgées qui se sont fait voler une bouteille de gaz chez eux avec effraction, bouteille qui a été jetée dans le feu", énumère-t-il.

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"Les policiers arrivés en primo-intervenant ont coursé ces 150 collégiens, et pas que des collégiens, qui se sont réfugiés sur un terrain protégé par des murs", rapporte le syndicaliste. "Ils n'étaient qu'une dizaine de policiers, que voulez-vous qu'ils fassent face à 150 individus ?", interroge-t-il. "On n'est pas dans le monde des Bisounours."

Entendu sur europe1 :
Il était hors de question pour nos collègues de les laisser s'évader, escalader un mur et se blesser

Des mesures assez simples de techniques de police. Jean-Marc Bailleul estime que les forces de l'ordre ont réagi avec responsabilité et professionnalisme, quand bien même les images de l'interpellation ont pu choquer. "À un moment donné, il faut prendre des mesures assez simples de techniques de police. Il n'y aurait eu que cinq ou six personnes, ça aurait certainement moins choqué, mais il est normal que pour les fouiller […], on les fasse mettre à genoux, les mains sur la nuque", explique ce policier. "Je rappelle que comme il s'agit de mineurs, ils sont de la responsabilité de ceux qui les ont interpellés. Il était hors de question pour nos collègues de les laisser s'évader, escalader un mur et se blesser. On imagine quels auraient été les conséquences si un tel drame était arrivé", relève-t-il.

"Peut-être que la vidéo, avec beaucoup de monde, choque, mais pour autant le travail recherché - à la fois interpeller, protéger ceux que l'on a interpellés et faire en sorte de voir qui était porteur d'armes par destination - à été fait", conclut-il. Le Défenseur des droits a ouvert une enquête.