Var : l'assaillante au cutter mise en examen pour tentative d'assassinat et apologie du terrorisme

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L'attaque au cutter a eu lieu dans un supermarché Leclerc de la Seyne-sur-Mer.
L'attaque au cutter a eu lieu dans un supermarché Leclerc de la Seyne-sur-Mer. © Google Maps
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La femme qui a attaqué deux personnes au cutter dans un supermarché du Var dimanche a été mise en examen pour tentative d'assassinat et apologie du terrorisme. 

La jeune femme qui avait blessé dimanche à coups de cutter deux personnes dans un supermarché de la Seyne-sur-Mer, dans le Var, a été mise en examen mardi pour tentative d'assassinat et apologie du terrorisme et écrouée, a fait savoir le procureur de Toulon. Le parquet de Paris, qui se saisit des affaires de terrorisme, "n'a pas retenu sa compétence", a précisé Bernard Marchal.

"La fiancée d'Allah". Dimanche en fin de matinée, cette jeune femme de 24 ans, cliente habituelle du magasin Leclerc où les faits ont eu lieu, entièrement vêtue de noir, avait attaqué, en criant "Allah Akbar", un autre client qui patientait à la caisse du supermarché et une caissière qui tentait de s'interposer. Elle avait été rapidement maîtrisée et interpellée et avait expliqué, selon des témoins, être "la fiancée d'Allah", des propos qu'elle a ensuite reconnus en garde à vue, avait précisé lundi le parquet de Toulon, ajoutant qu'elle avait eu "du mal à expliquer son passage à l'acte (...) décidé le matin-même". "Plusieurs témoins rapportent qu'elle a dit que c'était Allah qui lui demandait de faire ça, qu'ils étaient tous des mécréants, et qu'elle voulait que la police la tue", avait déclaré dès dimanche soir le procureur de Toulon Bernard Marchal.

Jugée responsable de ses actes par un psychiatre. La perquisition du domicile de la jeune femme, qui vit seule dans un studio de Saint-Mandrier, non loin du supermarché, n'avait permis de trouver "qu'un vieux Coran et un drapeau algérien" selon le procureur. Son ordinateur a été saisi par les enquêteurs. Handicapée physique en raison d'un problème à la hanche, la jeune femme avait en revanche été reconnue responsable de ses actes par un expert psychiatre. Elle n'était pas connue pour des faits de violence ou pour radicalisation.