Vacances scolaires : quand les places en centres de loisirs s'arrachent

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À l'approche des vacances d'été, les parents tentent d'avoir une place en centre aéré pour leur enfant. Mais cela relève parfois, comme à Marseille, du parcours du combattant.
REPORTAGE

Alors que les vacances d'été approchent, de nombreux parents cherchent déjà des solutions pour faire garder leurs enfants. Mais trouver une place dans les centres de loisirs tient parfois du parcours du combattant. À Marseille, certaines familles n'hésitent pas à faire la queue en pleine nuit pour être sûr de pouvoir inscrire leur enfant.

"J'ai fait la queue pendant plusieurs heures"

Quand il a fallu inscrire son fils de quatre ans au centre aéré, Julie a mis son réveil à trois heures du matin pour être sûre d'être la première et de décrocher une place pendant la période estivale. Pourtant, même en pleine nuit, cette mère qui travaille a dû attendre son tour. "J'ai fait la queue pendant plusieurs heures", raconte-t-elle au micro d'Europe 1. "Quand je suis arrivée au centre à quatre heures du matin, à ma plus grande surprise, je n'étais pas la première famille et de loin. Et même à cette heure-là, je n'étais pas certaine d'avoir une place pour mon fils. 

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La mère de famille rappelle l'inquiétude dans laquelle elle se trouvait de ne pas être sûre d'avoir une place sur la liste principale après des heures d'attente. Elle ne voulait pas avoir fait "tout ça pour rien", conclut-elle. Car le risque de surbooking existe.

Une demande très forte et pas suffisamment de places

À la Maison pour tous Saint-Barnabé, il n'y a que 80 places, or qu'il en faudrait deux fois plus. Arnaud Cujeval, le directeur de l'établissement, s'apprête à prévenir les familles recalées sur dossier. "On va se retrouver à faire ce qu'on aime le moins dans notre travail : dire aux familles qu'il n'y a plus de place au centre de loisirs", confie-t-il.

"Pour nous, c'est énormément de frustration mais aussi de désarroi. La demande est énorme pour les 3-5 ans et chaque année, c'est extrêmement compliqué", ajoute Arnaud Cujeval. Les associations regrettent que les subventions pour les centres de loisirs n'aient pas suffisamment augmenté ces dix dernières années.

Europe 1
Par Nathalie Chevance, édité par Marthe Ronteix