Une association féministe déclare la guerre aux cartes postales sexistes

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Au milieu des clichés traditionnels, les touristes peuvent parfois trouver des images plus explicites.
Au milieu des clichés traditionnels, les touristes peuvent parfois trouver des images plus explicites. © ERIC CABANIS / AFP
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Souvent illustrées par des femmes très dévêtues, les cartes postales d'endroits touristiques sont pointées du doigt par l'association Femmes solidaires, qui veut sensibiliser sur la "culture du viol" qu'elles propageraient.

"Bisous de Provence", "une pensée pour ceux qui bossent": une association féministe a dénoncé jeudi les cartes postales estivales "à caractère sexiste et parfois pornographique", où de jeunes femmes exhibent leurs fesses bronzées sur fond de champs de lavande ou au bord d'une piscine.

"Montrer l'ampleur et la gravité du phénomène". Ces cartes "concourent à la culture du viol qui impose une image dégradante des femmes et participent à légitimer et banaliser les violences faites aux femmes", affirme l'association Femmes solidaires. Les quelque 10.000 militantes de l'association ont été invitées à dénicher partout en France, sur les tourniquets des revendeurs, les cartes postales de ce genre un peu particulier. "Elles nous en ont fait remonter une centaine, et nous allons en publier une par jour sur les réseaux sociaux", pour "montrer l'ampleur et la gravité du phénomène", a expliqué Kévin Védie, porte-parole de l'association.

Parmi les exemples fournis par Femmes solidaires, un cliché montrant les fesses d'une joueuse de pétanque, avec ces mots "Vacances épuisantes : l'après-midi on pointe, le soir on tire !", ou un autre figurant une cycliste gravissant le Mont Ventoux en string. "Parfois, à côté des images dénudées, on voit un monument emblématique de la ville ou simplement la localité. Mais ce qui est mis en avant, ce n'est pas la beauté des lieux!", ironise Kévin Védie.

La demande en baisse. "Ces cartes renforcent le stéréotype de la femme objet, 'consommable et jetable', sous prétexte de loisir et de divertissement", fustige l'association, qui "exige" des éditeurs concernés "l'arrêt de l'impression et de la vente" de ces cartes. Contactés, les responsables de plusieurs de ces entreprises ont affirmé que la demande pour ce type de photos était de toute façon en forte baisse.