Un célèbre propriétaire de chevaux de course visé par une plainte pour agression sexuelle sur mineur

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Le plaignant est le fils d'un célèbre jockey. Image d'illustration. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Accusé par le fils d'un célèbre jockey, José Bruneau de la Salle, 72 ans, a démissionné lundi de ses mandats de membre du comité de la société organisatrice de courses France Galop et d'administrateur délégué de l'hippodrome de Maisons-Laffitte.

Le fils d'un célèbre jockey d'obstacle, Christophe Pieux, a porté plainte contre une figure du monde hippique français, José Bruneau de la Salle, pour "agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans", des faits que ce dernier conteste, a-t-on appris lundi auprès de l'avocat de Grégory Pieux.

José Bruneau de la Salle "conteste fermement". Cette plainte a été déposée le 23 juillet auprès du procureur de la République de Paris, a souligné Me Olivier Pardo, confirmant une information du Parisien. Une autre action a été intentée au civil par un deuxième plaignant pour des faits similaires, qui seraient prescrits au plan pénal, selon l'avocat.

José Bruneau de la Salle, 72 ans, a démissionné lundi de ses mandats de membre du comité de la société organisatrice de courses France Galop et d'administrateur délégué de l'hippodrome de Maisons-Laffitte, a annoncé France Galop dans un communiqué. Il a "contesté fermement" les accusations des deux plaignants auprès du Parisien

Les faits présumés dans la seconde action sont prescrits. Dans sa plainte, Grégory Pieux a dénoncé plusieurs attouchements présumés qui auraient pris fin en 2009, alors qu'il avait 13 ans, selon le quotidien. Il affirme également que José Bruneau de la Salle lui aurait demandé en juin une attestation certifiant qu'"il ne s'était rien passé".

La seconde action visant José Bruneau de la Salle a été intentée au civil par Jeremy Garamond, 41 ans. Celui-ci l'accuse des mêmes agissements, subis lorsqu'il était mineur. Les faits présumés étant prescrits, il a intenté une action au civil, en espérant que soit réalisée une expertise.

"Il a fallu beaucoup de courage à ces deux personnes pour oser prendre la parole dans un milieu aussi fermé", a fait valoir Me Pardo.