Sans "coup de pouce", le Smic horaire augmenterait de 12 centimes en janvier, à 9,88 euros

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Le Smic mensuel brut augmenterait, lui, de 18,2 euros pour un temps plein, à 1.498,47 euros.
Le Smic mensuel brut augmenterait, lui, de 18,2 euros pour un temps plein, à 1.498,47 euros. © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Selon les calculs de l'AFP, le Smic horaire augmenterait de 12 centimes au 1er janvier 2018, pour s'établir à 9,88 euros bruts.

En l'absence de coup de pouce, le Smic horaire augmenterait de 12 centimes (+1,24%) au 1er janvier 2018, pour s'établir à 9,88 euros bruts, selon une estimation de l'AFP. La revalorisation du Smic doit être officiellement annoncée par la ministre du Travail Muriel Pénicaud lors d'une réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) mardi prochain. Le Smic horaire s'élève aujourd'hui à 9,76 euros bruts, soit 1.480,27 euros mensuels pour un temps plein.

Plus forte hausse du Smic depuis cinq ans. La revalorisation mécanique du Smic est calculée en fonction de deux critères. D'abord, l'indice des prix à la consommation hors tabac pour les 20% de ménages aux revenus les plus faibles : +1,0% entre novembre 2016 et novembre 2017, selon les chiffres publiés jeudi par l'Insee. Deuxièmement, la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvriers et employés (SHBOE) : +0,24% entre septembre 2016 et septembre 2017 (chiffre provisoire). La hausse devrait donc être de 1,24%. En appliquant ce pourcentage, le Smic horaire atteindrait 9,88 euros (+12 centimes). Le Smic mensuel brut augmenterait, lui, de 18,2 euros pour un temps plein, à 1.498,47 euros. Il s'agirait de la plus forte hausse du Smic depuis juillet 2012. Le salaire minimum avait alors bénéficié d'un coup de pouce, le dernier en date, et avait augmenté de 2%, au lieu de 1,4%.

S'en tenir à une hausse légale. Pour le 1er janvier 2018, le groupe d'experts chargé de conseiller le gouvernement a préconisé début décembre de s'en tenir à la hausse légale. Il a aussi préconisé de revoir l'indexation automatique du Smic, soit en l'indexant seulement sur l'inflation, soit en supprimant toute hausse automatique. Le gouvernement a exclu la deuxième option, mais ne s'est pas interdit de modifier les paramètres d'indexation. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a assuré qu'elle prendrait "le temps de la concertation". Son cabinet a précisé que la question "s’intégrera" dans les réflexions en cours, notamment sur "le développement de l'intéressement-participation".