Redoine Faïd interrompt sa grève de la faim à la prison de Vendin-le-Vieil

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Plusieurs proches de Redoine Faïd ont été mis en examen, pour complicité de son évasion et de sa cavale. © INTERPOL / AFP
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Le braqueur arrêté le 3 octobre après trois mois de cavale avait entamé lundi une grève de la faim à la prison de Vendin-le-Vieil, pour protester contre l'incarcération de ses proches. 

Le braqueur Redoine Faïd a interrompu vendredi sa grève de la faim qu'il avait entamée lundi à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, a fait savoir à l'AFP une source de l'Administration pénitentiaire. "Je peux confirmer l'information" de l'arrêt de la grève du braqueur originaire de Creil, dans l'Oise, a indiqué cette source, confirmant une information de RTL. Selon une source proche du dossier, Faïd avait débuté cette grève de la faim pour contester l'incarcération de ses proches et non pour protester contre ses propres conditions de détention à l'isolement, "qu'il comprend". 

Son neveu mis en examen. Le neveu de Redoine Faïd, arrêté lundi en région parisienne, a été mis en examen et écroué, soupçonné d'avoir participé à la spectaculaire évasion du braqueur multi-récidiviste le 1er juillet de la prison du Réau, en Seine-et-Marne. D'après une autre proche du dossier, Redoine Faïd a écrit une lettre au magistrat instructeur de la Juridiction interrégionale spécialisée de Lille (JIRS) de Paris pour l'informer de la fin de sa grève de la faim. "Il a pu s'entretenir avec son avocat, il n'a jamais été menotté au parloir", a par ailleurs indiqué une source proche du dossier.

Condamné à 25 ans de prison. Le fugitif avait été arrêté le 3 octobre dans un appartement de Creil après trois mois de traque policière. Redoine Faïd s'était déjà évadé le 13 avril 2013 de la prison de Lille-Sequedin, en prenant quatre surveillants en otages. Il avait été repris six semaines plus tard en région parisienne. Redoine Faïd, surnommé "L'écrivain", a notamment été condamné en avril à 25 ans de prison pour son rôle d'"organisateur" dans un braquage raté en 2010, qui avait coûté la vie à une jeune policière municipale.