Pyrénées-Orientales : le Parti communiste suspend un élu accusé de viol

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La direction nationale du PCF a suspendu un membre accusé de viol par une militante des jeunes communistes.
La direction nationale du PCF a suspendu un membre accusé de viol par une militante des jeunes communistes. © DENIS CHARLET / AFP
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À la suite des accusations de viol de la coordinatrice du Mouvement des jeunes communistes des Pyrénées-Orientales envers un élu PC, la direction nationale a annoncé l'avoir suspendu. Celui-ci dément ces accusations.

La direction nationale du Parti communiste a annoncé lundi soir dans un communiqué qu'elle suspendait un adhérent, élu au conseil municipal de Blois. Celui-ci est accusé de viol par la coordinatrice du Mouvement des jeunes communistes des Pyrénées-Orientales, rapporte L'Indépendant

Une plainte pour viol contre un membre du PC. Léa Tytéca, 22 ans, a déposé plainte pour viol en octobre dernier. Elle accuse cet élu communiste de Blois de l'avoir agressée dans la nuit du 14 au 15 juillet 2016 à Paris, en marge du bal des étudiants communistes. Samedi dernier, elle a raconté sur son compte Twitter qu'il était son "ami", qu'elle lui faisait confiance et qu'elle avait "longtemps culpabilisé à ce sujet". 

Une première sanction de la direction. Dans le sillage de ce témoignage, la direction nationale du parti a annoncé qu'elle suspendait ce membre et qu'elle lui avait demandé de démissionner de son mandat de conseiller municipal. "Dans ce genre d'affaires, nous appliquons le principe de la tolérance zéro, même si la présomption d'innocence demeure", a assuré Françoise Fiter, membre du conseil national du parti, à L'Indépendant. L'agresseur présumé a démenti ces accusations et a exprimé son intention de déposer plainte, selon les informations de L'Opinion

Plusieurs affaires d'agressions sexuelles. Depuis le lancement du mouvement MeToo et les accusations d'agressions sexuelles visant Denis Baupin qui ont secoué la classe politique, le Parti communiste fait également face à plusieurs affaires d'agressions sexuelles. Au moins cinq jeunes femmes auraient été victimes d'agressions sexuelles au sein des Jeunesses communistes, comme le dévoilait Le Monde en janvier 2018.

Des responsables PCF affirmaient alors avoir commencé à s'attaquer au problème "avec sérieux" et une "tolérance zéro". Pourtant lors du congrès des jeunes communistes en janvier dernier, une militante a dénoncé les violences sexuelles au sein du mouvement et la volonté d'une partie de la direction d'imposer le silence aux témoins. Cette sanction envers un membre est donc une première pour le PCF.