Producteur tabassé : une nouvelle vidéo révèle une autre série de coups dans la rue

Michel Zecler a également été roué de coups dans la rue par les policiers, selon une nouvelle vidéo diffusée vendredi. © Capture d'écran Loopsider.
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Le producteur de musique noir dont le passage à tabac filmé samedi dans un studio du 17e arrondissement de Paris a fait scandale, a également été roué de coups dans la rue par les policiers, selon une nouvelle vidéo diffusée vendredi par le site Loopsider. 

Michel Zecler, un producteur de musique noir dont le passage à tabac filmé samedi dans un studio du XVIIe arrondissement de Paris a fait scandale, a également été roué de coups dans la rue par les policiers, selon une nouvelle vidéo diffusée vendredi. Cette nouvelle vidéo, diffusée par le site Loopsider, déjà auteur des premières révélations jeudi avec une vidéo vue plus de 14 millions de fois, a été filmée par un voisin situé en hauteur.

"Sept coups de poing sur le visage"

La scène se déroule dans la rue, après la première séquence violente dans le studio de musique. Un groupe de policiers intime l'ordre de sortir du studio à Michel Zecler, en le tutoyant. Après le lancement d'une grenade de gaz lacrymogène dans le studio, les policiers le sortent sans ménagement et l'amènent au sol. Le producteur, que l'on entend hurler, est frappé à plusieurs reprises par au moins un policier en civil, entouré d'une demi-douzaine de policiers.

"Il est à genoux et (le policier) lui met à peu près sept coups de poing sur le visage. Après (le policier) s'est relevé, il a tellement tapé fort qu'il avait mal à la main", témoigne le voisin dans la vidéo. "Mais (ce policier) a dû comprendre à un moment donné qu'il avait fait trop de c... parce qu'il s'est mis lui-même sa capuche sur la tête", ajoute le voisin.

D'autres personnes sont violemment extraites du studio de musique par des policiers. "Monsieur, je n'ai rien fait, je vous jure que je n'ai rien fait", "vous m'avez frappé, je n'ai rien fait du tout", entend-on.

Quatre policiers en garde à vue

Quatre policiers ont été placés en garde à vue vendredi après-midi dans les locaux de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Trois d'entre eux, au cœur de la scène qui a fait scandale, sont notamment entendus pour "violences volontaires, en réunion, avec arme et à caractère raciste" et "faux en écriture publique", selon le parquet de Paris qui a ouvert une enquête mardi.

"On m'a dit 'sale nègre' plusieurs fois et en me donnant des coups de poing", a dénoncé la victime qui a déposé plainte. Les quatre fonctionnaires sont suspendus de leurs fonctions depuis jeudi. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a affirmé jeudi soir qu'il réclamerait leur "révocation", "dès que les faits seront établis par la justice".

Par Europe 1 avec AFP