Prison : nouvelle hausse du nombre de détenus au 1er février

, modifié à
  • A
  • A
En un an, la densité moyenne sur l'ensemble des établissements a légèrement baissé, passant de 118% en février 2017 à 116%.
En un an, la densité moyenne sur l'ensemble des établissements a légèrement baissé, passant de 118% en février 2017 à 116%. © Philippe LOPEZ / AFP
Partagez sur :
La surpopulation carcérale, vieux mal des prisons françaises, est régulièrement montrée du doigt pour expliquer les tensions. 

Le nombre de personnes incarcérées dans les prisons françaises s'élevaient à 69.596 au 1er février, un chiffre en hausse de 0,8% en un an, affectant surtout les mineurs et les femmes, a annoncé jeudi l'administration pénitentiaire. Au total, 80.893 personnes étaient écrouées (dont celles portant un bracelet électronique) au 1er février, soit une hausse de 1,3% de la population carcérale. 

Des disparités géographiques importantes. Dans l'ensemble, "les densités carcérales des mineurs et des femmes restent inférieures à 100%" d'occupation, indique l'administration. Il existe néanmoins de "fortes disparités géographiques" comme à Toulouse où "175 femmes détenues occupent 105 places" ou en Île-de-France, où "l'ensemble des quartiers et établissements pour mineurs est à saturation" ce qui ne permet "plus toujours de garantir l'encellulement individuel des jeunes détenues".

Des efforts pour réduire la surpopulation carcérale. En un an, la densité moyenne sur l'ensemble des établissements a légèrement baissé, passant de 118% en février 2017 à 116%. Toutefois, en maison d'arrêt, elle atteint 141% comme un an plus tôt. Dans la région parisienne, la surpopulation (sauf Versailles) dépasse 145%, avec plus de 4.700 détenus en surnombre, tandis que la région de Marseille connaît une baisse annuelle (passant de 149% à 127%), un résultat obtenu notamment grâce à l'ouverture de la maison d'arrêt de Draguignan en janvier 2018.

Le directeur de l'Administration pénitentiaire, Stéphane Bredin, a estimé récemment devant le Sénat qu'il manquait "plus de 15.000 places de prison" et que "l'effort de construction consenti depuis 30 ans ne rattrape pas l'augmentation continue (…) de la population pénale". La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a dit espérer que 10.000 des 15.000 nouvelles places promises par Emmanuel Macron durant sa campagne seront réalisées "à la fin du quinquennat".