Près de 900 désertions en 2017 dans l'armée de Terre

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"A partir de six jours d'absence, le soldat est dénoncé comme déserteur." © AFP
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893 personnes ont déserté les rangs de l'armée de Terre en 2017, un chiffre stable par rapport à 2016, qui s'explique par une "mauvaise perception du métier".

L'armée de Terre a lancé l'an dernier plus de 1.500 procédures pour désertion, aboutissant à près de 900 cas avérés, un chiffre stable par rapport à 2016, a déclaré mardi son porte-parole, le colonel Benoît Brulon, confirmant partiellement des informations du journal Le Monde. Dans une longue enquête publiée mardi, le quotidien du soir affirme que 1.544 cas de désertion ont été enregistrés en 2017 après 1.213 en 2016, citant des données recueillies auprès de la Direction des affaires pénales militaires (DPAM).

A partir de six jours d'absence. Ces chiffres prennent en compte l'ensemble des procédures ouvertes, précise le colonel Brulon. Or, "à partir de six jours d'absence, le soldat est dénoncé comme déserteur, mais en réalité une partie des dossiers sont clos entre-temps", soit en cas de retour spontané soit en cas de régularisation administrative (production d'un certificat médical,...), souligne-t-il. Ainsi, d'après lui, l'armée de Terre a enregistré 893 cas avérés de désertions en 2017 après 889 en 2016.

"Mauvaise perception des rigueurs du métier". "Ce taux, qui reste stable au fil du temps, s'explique la plupart du temps par une mauvaise perception des rigueurs du métier militaire", commente le colonel Brulon. En France, en temps de paix, le code de justice militaire punit la désertion de trois ans de prison. Dans les faits, les peines sont généralement moins lourdes et assorties de sursis. Les armées françaises, qui comptent plus de 200.000 soldats, recrutent actuellement 25.000 personnes par an.