Pourquoi la grenade assourdissante ASSD, suspendue par Laurent Nuñez, n’est pas une arme de guerre

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Si la gauche radicale assure que les grenades utilisées devant les lycées, dans le cadre du maintien de l’ordre, sont des armes de guerre, ces dernières ne sont en réalité pas conçues pour projeter des éclats meurtriers. Mais ne sont pas inoffensives pour autant.

Une inflexion au sommet de l’Etat. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a indiqué mercredi avoir suspendu l’utilisation des grenades assourdissantes ASSD dans les cortèges lycéens, que la gauche radicale catalogue comme des armes de guerre. 


Quatre catégories

En France, les armes sont réparties en quatre catégories (A, B, C et D), qui déterminent les conditions d’acquisition et de détention. La grenade assourdissante ASSD appartient à la catégorie A2, dans laquelle on trouve du matériel de guerre, mais aussi des équipements de maintien de l’ordre et des armes de force intermédiaire.

Si une grenade militaire à fragmentation est conçue pour projeter des éclats meurtriers, ce n’est pas le cas de l’ASSD, qui elle, doit déstabiliser par une détonation sonore. Présenter cette grenade comme l’équivalent d’une munition de combat est donc trompeur.

Son corps en plastique est d’ailleurs spécialement imaginé pour éviter les projections vulnérantes, bien que cela ne la rende pas inoffensive. Cette dernière est susceptible de provoquer des blessures graves, notamment des lésions auditives, tout comme le LBD 40mm, rangé dans cette même catégorie A2. Mais lui non plus, n’est pas une arme de guerre.