Portes ouvertes dans 200 fermes : "Un moyen de rencontrer nos clients et d'échanger"

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Jusqu'au 7 mars, 200 fermes à travers la France accueillent des visiteurs pour contrebalancer l'annulation du Salon de l'Agriculture. 1:21
Jusqu'au 7 mars, 200 fermes à travers la France accueillent des visiteurs pour contrebalancer l'annulation du Salon de l'Agriculture. © Pixabay
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Pour compenser l'annulation du Salon de l'Agriculture, en raison de la situation sanitaire, 200 fermes à travers la France se proposent d'accueillir directement les visiteurs sur leurs exploitations à partir de ce week-end et jusqu'au 7 mars. Pour l'occasion, Europe 1 s'est rendu dans le village d’Orcemont, dans les Yvelines.
REPORTAGE

Cette année, ce sont les citadins qui feront le déplacement. Alors que le Salon de l’Agriculture gardera ses portes closes en raison de l’épidémie de Covid-19, la Confédération paysanne a lancé samedi une vaste opération portes ouvertes dans les fermes de France. 200 exploitations partenaires accueillent des visiteurs et ce jusqu’au 7 mars. Une manière pour les agriculteurs de partager leur passion, leur vision de l'alimentation. Pour les visiteurs c'est une occasion de se plonger dans l'envers du décor, loin du cadre aseptisé de la porte de Versailles. 

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Avec trois bêtes, un petit marché de producteurs et un potager à visiter, cette ferme d’Orcemont, dans les Yvelines, prend des allures de mini Salon de l'agriculture. C’était la sortie idéale des vacances pour Betty et son petit-fils Marco, 8 ans et demi, hypnotisé par des plants de blettes. "C’est la première ferme que je vois et c’est un peu la première fois que je vois des légumes dans la terre", avoue-t-il.

"Faire partager ce qu'on vit tous les jours"

Sa grand-mère salue l’initiative : "Ça rapproche la ferme du centre urbain… Au lieu d'aller garer notre voiture à Paris !" Dans ses bras, un panier avec du miel, des tisanes artisanales et un magret de canard. Le dernier vendu par Christophe Morin, producteur de foie gras. "Je trouve ça intéressant parce que pour nous, c'est un moyen de rencontrer nos clients et d'échanger. C'est faire partager ce qu'on vit tous les jours, ce que l'on produit et ce que l'on sait faire", explique-t-il à Europe 1.

C'est justement pour ces échanges que Rémy de Groulart a décidé d'ouvrir sa ferme au public en l'absence du salon de la porte de Versailles. "C'est l’occasion de reconnecter le citadin avec la campagne, avec le terroir." D'ailleurs, ici aussi il y a une égérie, comme au Salon de l'Agriculture : Bounty, une vieille chèvre de 15 ans, certes un peu moins fringante que les vaches top-modèles qui défilent à Paris, mais beaucoup plus accessible.

Europe 1
Par Pierre Herbulot, édité par Romain David