Périscolaire à Paris : Anne Hidalgo et Patrick Bloche, visés par la justice, vont devoir répondre devant le Sénat

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[Daniel Perron / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

L'ancienne maire de Paris Anne Hidalgo et son adjoint Patrick Bloche sont auditionnés, ce mardi 15 septembre, par une commission d'enquête du Sénat sur les violences sexuelles dans le périscolaire. Les sénateurs doivent notamment interroger les deux élus sur les mesures prises par la Ville face aux signalements.

L'heure des explications pour Anne Hidalgo et Patrick Bloche. L'ancienne maire de Paris et son premier adjoint de 2024 à 2026 sont convoqués ce mardi 15 septembre au Sénat, qui enquête sur les violences sexuelles dans le périscolaire en France, alors que des investigations pénales visent les édiles parisiens.

Pour le moment, 132 animateurs ont été suspendus dans la capitale depuis le début de l'année 2026, dont une cinquantaine pour suspicion de violences sexuelles ou sexistes. Anne Hidalgo est visée par plusieurs plaintes, mais c'est sa responsabilité politique qui sera interrogée.

Que savait exactement Anne Hidalgo des violences dans le périscolaire parisien ? Qu'a fait la Ville pour les administrés ? Est-elle responsable de ne pas avoir pris le sujet suffisamment au sérieux ? C'est à toutes ces questions que la maire socialiste répondra.

"Des trous dans les mailles du filet", selon Anne Hidalgo

Les sénateurs de la commission d'enquête chercheront à obtenir des réponses et même à éclairer les dysfonctionnements qui font aujourd'hui l'objet de 235 enquêtes au pénal et de quatre plaintes de familles de victimes contre Anne Hidalgo. L'ancienne maire de la capitale est poursuivie pour "non-assistance à personne en danger", mais aussi pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "non-dénonciation d'agression sexuelle sur mineurs".

Face aux élus de la Chambre haute, Anne Hidalgo devra s'expliquer sur les mesures prises depuis les premiers signalements en 2015 et les failles qui ont permis le recrutement des animateurs impliqués dans ce scandale de pédophilie.

Dans une récente interview, celle qui a obtenu 1,7% des voix à la dernière présidentielle reconnaissait tout juste "des trous dans les mailles du filet" tout en réfutant l'idée d'une quelconque responsabilité.