Pelouse du Losc envahie : 10 personnes interpellées et placées en garde à vue

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Les stadiers ont dû intervenir sur le terrain pour rétablir le calme samedi soir (image d'archives).
Les stadiers ont dû intervenir sur le terrain pour rétablir le calme samedi soir (image d'archives). © Capture d'écran BeIN Sports
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Après les violences qui ont éclaté à la fin du match nul entre Lille et Montpellier samedi soir, 10 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue à Lille jeudi.
INFO EUROPE 1

Dix personnes ont été arrêtées dans la métropole lilloise jeudi, après l'invasion de la pelouse du Losc et les violences commises à la fin du match contre Montpellier samedi soir, selon les informations d'Europe 1. Elles ont été placées en garde à vue à Lille pour "entrée sur une aire de jeu portant atteinte à la sécurité des biens et des personnes" et "provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive", a affirmé le parquet de Lille.

Dix personnes interpellées. Neuf interpellations ont eu lieu à 06h par la sûreté urbaine de Lille à la suite des plaintes déposées par le club. Une dixième personne a été interpellée dans l'après-midi, selon le parquet, qui précise que toutes étaient toujours entendues en fin de journée. Parmi les suspects figurent un ancien responsable des Dogues Virage Est (DVE), principal groupe de supporters du Losc, ainsi que sa compagne. Des investigations complémentaires sont en cours pour déterminer si les personnes interpellées peuvent aussi être impliquées dans les violences commises contre les joueurs.

Des supporters avaient envahi le terrain. Samedi soir, des supporters de Lille, issus du virage occupé par les DVE, ont envahi en masse la pelouse pour s'en prendre physiquement aux joueurs du Losc au coup de sifflet final après le nul concédé samedi soir contre Montpellier (1-1). Lille étant 19ème et avant-dernier de Ligue 1, le club est relégable, une situation difficile à accepter pour certains fans. Les supporters en colère ont réussi à pénétrer sur le terrain et à donner des coups à des joueurs avant le déploiement des stadiers, qui ont fini par assurer la rentrée des footballeurs lillois dans les couloirs, à l'intérieur du stade.

Jusqu'à un an de prison. À ce stade, les infractions reprochées aux suspects sont notamment l’envahissement de la pelouse et des provocations à la haine et à la violence dans une enceinte sportive. Ces faits sont passibles d’un an de prison et de 15.000 euros d’amende.