Pêcheurs en colère : de nouveaux blocages au dépôt pétrolier de Frontignan et au port de Sète et de Nice

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avec AFP
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Jeudi 17 septembre, à Frontignan et Sète, une centaine de pêcheurs poursuivent également leur mobilisation pour dénoncer la hausse du prix du carburant, avant une rencontre avec la ministre de la Pêche.

La colère des pêcheurs se poursuit. Jeudi 17 septembre, la mobilisation se poursuit à Frontignan (Hérault) où une centaine de pêcheurs bloquent de nouveau l'accès à un dépôt pétrolier ainsi que du port de Nice dans une action "symbolique" pour alerter sur la hausse du prix du carburant avant une rencontre prévue avec Catherine Chabaud, la ministre de la Pêche en fin de matinée.

"Entre 150 et 200 pêcheurs empêchent depuis 3h les entrées et sorties de la raffinerie de Frontignan et une trentaine de bateaux bloquent le port de Sète", a indiqué à l'AFP la police de l'Hérault. "Des palettes ont été brûlées et des effectifs de police sont sur place", poursuit cette source. "Nous menons une action symbolique", a précisé à l'AFP Ange Natoli, un représentant des pêcheurs, en partance pour Paris pour rencontrer la ministre de la Mer et de la Pêche.

A Nice, une demi-douzaine de petits bateaux bloquaient l'entrée du port par la mer, mais selon une journaliste de l'AFP la situation était très calme. Un navire de la compagnie Corsica ferries assurant une liaison vers Nice a dû être dérouté sur Savone en Italie, selon une source portuaire, tout comme "quelques yachts" qui devaient quitter le port dans la journée étaient en attente.

Un prolongement des aides ciblées sur les carburants jusqu'au 31 décembre

Pour contenir la colère sociale à quelques mois de la présidentielle, Sébastien Lecornu a demandé mercredi de "prolonger" jusqu'au 31 décembre les aides ciblées sur les carburants.

Pour les pêcheurs, dont plusieurs en Méditerranée ont mené des opérations de blocage de dépôts pétroliers, l'aide sera relevée de 25 à 35 centimes par litre. Elle retrouve ainsi "son niveau maximal autorisé par la Commission européenne pour permettre aux navires de continuer à sortir en mer", après un ajustement à la baisse cet été pour tenir compte de la baisse des prix, ont expliqué les services du Premier ministre.