Natalité : selon l'Insee, on fait plus d'enfants quand on habite en ville

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L'Insee publie une étude sur la fécondité en France, sur la période 2016-2018. 1:19
L'Insee publie une étude sur la fécondité en France, sur la période 2016-2018. © Pixabay
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L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a décidé de s’intéresser à la période 2016-2018 pour mieux évaluer la fécondité en France. L’une des principales conclusions révèle que les femmes font davantage d’enfants quand elles habitent autour d’une grande agglomération.

L’Insee a publié mardi une étude sur la fécondité en France. Il en ressort que si les Françaises mettent au monde un peu moins de deux enfants en moyenne sur tout le territoire (1,89), la fécondité grimpe à deux enfants par femmes dans les zones à forte densité urbaine. Ainsi, on fait plus d’enfants en Ile-de-France (sauf à Paris), dans la vallée du Rhône autour de Lyon et Marseille et dans l’Ouest autour de Bordeaux, Nantes et Rennes. Dans les campagnes du sud-ouest, du Centre et du Grand Est, en revanche, les femmes ont moins d’enfants que sur le reste du territoire.

Fécondité et vie de couple

Par ailleurs, dans les grandes villes et surtout en Ile-de-France, les Françaises deviennent aussi mères plus tard. Le premier enfant arrive en moyenne autour de 30 ans en France contre 33 ans à Paris et 31 dans les grandes agglomérations.

Enfin, cette étude souligne que la fécondité dans une région dépend assez logiquement de la fréquence de la vie en couple. Cela explique, au moins en partie, la moindre fécondité à Paris puisque dans la capitale 56% des femmes sont célibataires, contre 41% dans le reste du pays.

Rappelons qu’en 2020, 740.000 bébés sont nés en France, selon les derniers chiffres publiés par l’Insee.

Europe 1
Par Anne Le Gall, édité par Antoine Cuny-Le Callet