Mouvement des lycéens : les organisations lycéennes reçues ce jeudi par Laurent Nuñez

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Les organisations lycéennes seront reçues ce jeudi 28 octobre par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, a indiqué son entourage à l’AFP. [Aurelien Morissard / POOL / AFP]

Les représentants des organisations de lycéens seront reçus ce jeudi 28 octobre par Laurent Nuñez avant une nouvelle journée de mobilisation prévue samedi, a appris l'AFP auprès de l'entourage du ministre de l'Intérieur. La rencontre est prévue à 15h00 à Beauvau.

Les représentants des organisations de lycéens seront reçus jeudi par Laurent Nuñez avant une nouvelle journée de mobilisation prévue samedi, a appris mercredi l'AFP auprès de l'entourage du ministre de l'Intérieur. La rencontre est prévue à 15H00 à Beauvau, a-t-on ajouté. Depuis le début de leur mouvement mi-septembre, les lycéens accusent les forces de l'ordre de violences, tandis que le ministre défend une action "proportionnée" de ses troupes pour mettre fin aux blocages des établissements. 

Près de cinquante enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN, "la police des polices" : 36 l'ont été dans le cadre du mouvement lycéen, 8 pour des faits de violences qui auraient été commis par des forces de l'ordre lors des violences et pillages massifs des 17 et 18 octobre, et 4 pour des faits commis le 24 octobre. 

"Sur la question des violences policières, nous serons intransigeants"

Plusieurs adolescents ont été grièvement blessés lors de ces violences. À plusieurs reprises, le ministre de l'Intérieur a été mis en cause par la gauche pour sa stratégie de maintien de l'ordre, qui, selon ses détracteurs, ne tient pas compte du jeune âge des lycéens. Pierre Sourzat, à la tête de l'organisation Les Lycéens!, a expliqué à l'AFP qu'ils allaient demander à Laurent Nuñez "de revoir sa doctrine de maintien de l'ordre à la rentrée, lorsque les blocus lycéens reprendront". 

"Nous souhaitons qu'il interdise aux forces de l'ordre le recours aux grenades de désencerclement, aux gaz lacrymogènes, aux sprays au poivre, ainsi qu'aux lanceurs de balles de défense (LBD). Plus largement, nous lui demandons de renoncer à l'utilisation de l'ensemble de ces armes dans le cadre des mobilisations lycéennes", a-t-il détaillé en prévenant : "Sur la question des violences policières, nous serons intransigeants". 

Marius Mesnil, co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne (USL), plaide également pour un changement de doctrine du maintien de l'ordre face à des méthodes jugées "dangereuses". L'organisation réclame également l'amnistie de tous les lycéens et lycéennes poursuivis ou sanctionnés dans le cadre du mouvement, ainsi que la garantie du "droit fondamental" à manifester. L'USL entend par ailleurs faire part de son opposition à la loi dite "casseur-payeur".