Manifestations du 5 novembre : Laurent Nuñez annonce 70.000 policiers et gendarmes mobilisés en France

Par
Auteur/Animateur
,
Texte de la signature libre
avec AFP
Publié le - Mis à jour le
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. [Telmo Pinto / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Le dispositif mis en place durant les précédentes journées de manifestations a été renouvelé pour la mobilisation prévue ce jeudi 5 novembre, a annoncé le ministre de l'Intérieur. Il promet également une "réponse d'une extrême fermeté" face aux éventuels "débordements".

Quelque 70.000 policiers et gendarmes seront mobilisés jeudi en France en vue de l'appel national à la grève lancé par les principaux syndicats du pays pour défendre les salaires et l'emploi ce jeudi 5 novembre, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

"C'est exactement le même" dispositif "que celui du 31 octobre", a expliqué le ministre mercredi lors d'un point presse place Beauvau, promettant "une réponse d'une extrême fermeté" aux éventuels "exactions" et "débordements".

"C'est un dispositif conséquent"

Le ministre a identifié trois risques sur les 220 actions annoncées : les "blacks blocs", les "cortèges sauvages" et "les pillages et dégradations de commerces ou de bâtiments publics". Comme les semaines précédentes, Beauvau a donc fait appel à des unités d'élite, comme le RAID, le GIGN et la BRI, ainsi qu'aux "26 blindés Centaure" de la gendarmerie, à une "quinzaine d'engins lanceurs d'eau", des hélicoptères, des drones...

"C'est un gros dispositif, c'est un dispositif conséquent (...), un dispositif qui sera sécable, mobile, extrêmement agile", a encore assuré Laurent Nuñez, qui annonce aussi "des contrôles en amont, des contrôles poussés qui seront effectués sur tous les axes routiers, tous les axes ferroviaires, dans les gares (...), partout sur le territoire national, de manière à pouvoir entraver les personnes qui seraient animées de mauvaises intentions".

"La réponse, s'il devait y avoir des volontés, des velléités d'exaction, sera d'une extrême fermeté, d'une extrême fermeté", a-t-il martelé. "On ne tolérera pas de débordement, il y aura des interpellations", a-t-il prévenu.

"Cette journée du 5 est un rendez-vous important pour les organisations syndicales. Elle doit se tenir dans le calme. Si cela ne devait pas être le cas, notre réponse sera extrêmement ferme", a-t-il poursuivi.