L'IGPN saisie suite à la possible bavure d'un policier à Besançon

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Le préfet du Doubs a saisi l'IGPN après la diffusion d'une vidéo montrant un policier frapper un jeune à Besançon.
Le préfet du Doubs a saisi l'IGPN après la diffusion d'une vidéo montrant un policier frapper un jeune à Besançon. © AFP
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Après qu'une vidéo montrant un policer frapper violemment un adolescent à Besançon a circulé sur les réseaux sociaux, l'Inspection générale de la police nationale a été saisie par le préfet du Doubs. Ce dernier a rappelé l'exigence d'un "professionnalisme exemplaire" au sein de la police.

Le préfet du Doubs, Joël Mathurin, a saisi l'IGPN après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo prise jeudi, montrant un policier assénant un violent coup à un jeune homme à Besançon, a annoncé vendredi la préfecture. Sur la vidéo d'une dizaine de secondes, visible sur Twitter, on voit un policier portant casque et gilet pare-balles s'entretenir, semble-t-il calmement, avec un jeune homme dans le quartier sensible de Planoise. Soudain, le policier lui donne un violent coup au visage, la vidéo s'interrompant à cet instant.

"Dans l'intérêt du service, le préfet a demandé un retrait immédiat de la voie publique du fonctionnaire de police au directeur départemental de la sécurité publique du Doubs, en l'attente des conclusions de cette enquête", a précisé la préfecture dans un communiqué. "Une procédure a été ouverte. Le policier et le jeune homme âgé de 16 ans seront auditionnés", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

L'adolescent en garde à vue pour outrage et menace

Selon la même source, l'adolescent a été placé en garde à vue jeudi après-midi pour "outrage et menace de crime à l'encontre d'une personne dépositaire de l'autorité publique". Il est sorti de garde à vue vendredi en début d'après-midi avec une convocation en octobre devant le juge des enfants pour répondre de ces faits. Dans son communiqué, le préfet du Doubs affirme par ailleurs souhaiter "la poursuite du travail de reconquête républicaine et de lutte contre le narco-trafic engagé avec succès depuis plusieurs mois sur le quartier de Planoise".

"Un professionnalisme exemplaire est exigé dans l'action républicaine de la police, il implique du sang froid en toutes circonstances", ajoute cependant Joël Mathurin tout en renouvelant "sa confiance et sa reconnaissance envers les forces de sécurité intérieure qui interviennent dans des conditions difficiles".