Le syndicat des gynécologues de France "n'arrêtera pas la pratique des IVG"

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Le syndicat assure ne pas arrêter la pratique des IVG, et affirme avoir souhaité lancer une "fausse polémique".
Le syndicat assure ne pas arrêter la pratique des IVG, et affirme avoir souhaité lancer une "fausse polémique". © GUILLAUME SOUVANT / AFP
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Après avoir suscité une vive polémique mercredi, en menaçant de faire la "grève des IVG", le syndicat des gynécologues de France a assuré jeudi qu'il "n'arrêterait pas la pratique des IVG". 

Le syndicat des gynécologues obstétriciens de France (Syngof), qui a suscité un tollé mercredi en brandissant la menace d'une grève des avortements pour faire pression sur le ministère de la Santé, a assuré jeudi qu'il "n'arrêterait pas la pratique des IVG". "Les gynécologues du Syngof soutiennent sans réserve le droit à l'IVG (interruption volontaire de grossesse)", a indiqué le syndicat dans un communiqué. "Il est malheureux de constater" que "le seul moyen aujourd'hui de se faire entendre est de générer une fausse polémique sur les réseaux sociaux dont on n'ignore pas l'impact négatif sur l'image" de la profession "et du Syngof", a-t-il déploré.

Tollé général. Dans un mail, le syndicat avait invité ses 1.600 adhérents à "être prêts à arrêter la pratique des IVG" pour pousser le gouvernement à régler le cas de 15 médecins condamnés à de lourds dommages pour erreur médicale, non couverts par le fonds de garantie censé prendre le relais des assurances professionnelles au-delà d'un certain plafond. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait alors dénoncé "une prise en otage des femmes" ne pouvant servir en "aucun cas" de "levier de négociation" sur un dossier qu'elle suit "de très près". L'Ordre des médecins avait également "fermement" condamné une menace "totalement contraire à la déontologie médicale". La secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, et des associations féministes sont aussi montées au créneau. 

Pour autant, le Syngof assure qu'il "ne faiblira pas devant le problème de couverture assurantielle" qu'il dénonce "depuis de nombreuses années". Il réclame sa résolution via la loi Santé actuellement examinée par les députés en commission ou un rendez-vous avec Agnès Buzyn.