Lactalis conteste la présence de salmonelle dans les produits de la tour n°2

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Suite au scandale lié à la contamination à la salmonelle agona, Lactalis avait été contraint d'arrêter sa production à l'usine de Craon en décembre 2017.
Suite au scandale lié à la contamination à la salmonelle agona, Lactalis avait été contraint d'arrêter sa production à l'usine de Craon en décembre 2017. © DAMIEN MEYER / AFP
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"En aucun cas il n'y a eu, avant l'arrêt de la tour numéro 2 début décembre 2017, de résultat positif de salmonelle", affirme Lactalis, qui dénonce une "information erronée (...) qui lui porte préjudice".

Le groupe Lactalis, mis en cause dans l'affaire du lait contaminé, a affirmé vendredi "contester fermement" des documents de la Direction générale de la Santé (DGS) qui affirment que des autocontrôles ont mis en évidence que "des produits de la tour n°2 étaient également contaminés". "Le groupe Lactalis conteste fermement (cette information) reprise par l'ensemble des médias selon laquelle, 'des produits de la tour n°2 étaient également contaminés'", indique Lactalis dans un communiqué.

Dans un message à l'AFP, la DGS a elle-même reconnu que ce "compte rendu comportait une erreur d'interprétation des propos tenus en séance" et évoqué des "autocontrôles environnementaux, n'impliquant pas la tour elle-même, mais l'environnement de production". Ces comptes-rendus contestés de réunions hebdomadaires de sécurité sanitaire, organisées sous l'égide de la DGS, faisaient état de "Salmonella mbandaka et Salmonella agona dans des produits fabriqués par la tour n°2 lors d'autocontrôles environnementaux en novembre". "Le groupe Lactalis conteste fermement (cette information) reprise par l'ensemble des médias selon laquelle: 'des produits de la tour n°2 étaient également contaminés'", a affirmé Lactalis dans un communiqué.

"Aucun cas (...) de résultat positif de salmonelle" dans la tour n°2. "Nous confirmons qu'en aucun cas il n'y a eu, avant l'arrêt de la tour n°2 début décembre 2017, de résultat positif de salmonelle dans les produits issus de cette tour n°2, ce qui peut être vérifié notamment auprès de la DDCSPP (Direction départementale de la Cohésion Sociale et de la protection des populations)", affirme le groupe laitier.

"S'il y a bien eu des autocontrôles positifs dans l'environnement de la tour n°2 en aucun cas il y a eu mise en évidence de salmonelle 'dans les produits fabriqués par la tour n°2'" de l'usine de Craon dans la Mayenne "avant déclenchement de la crise début décembre", assure Lactalis.

Lactalis dénonce une "information erronée (...) qui lui porte préjudice". Le groupe laitier estime avoir été mis en cause dans une information tirée "d'une phrase inexacte d'un compte-rendu de la Direction Générale de la Santé du 27 décembre 2017", et regrette la reprise d'une "information erronée (...) qui lui porte préjudice". Lactalis a toujours assuré que le phénomène de contamination était limité à la tour n°1. La tour n°2 a elle repris sa production en juillet.

Suite au scandale lié à la contamination à la salmonelle agona, Lactalis avait été contraint d'arrêter sa production à l'usine de Craon en décembre 2017 et de rappeler l'ensemble de la production de lait infantile de cette usine. "Je reste sur des éléments factuels. Ce document est un élément officiel, et sur lequel on peut se baser. C'est un élément extrêmement important parce qu'il remet en cause l'ouverture d'usine", a réagi vendredi le président de l'association des familles victimes du lait contaminé (AFVLCS), Quentin Guillemain.