Sport amateur en danger : à Strasbourg, un club de football demande une aide de l'Etat

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Les clubs amateurs et associations sportives doivent composer avec le couvre-feu et l'arrêt des compétitions (image d'illustration). © FRANCK FIFE / AFP
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Si la situation du sport professionnel est inquiétante, celle du sport amateur l'est tout autant. Les clubs amateurs et associatifs sont eux-aussi frappés de plein fouet par les conséquences du Covid-19 et réclament de l’aide pour survivre. Europe 1 s’est rendue sur le terrain du club alsacien SUC Strasbourg.
REPORTAGE

Au club de football SUC Strasbourg, le samedi est d’habitude un jour de match. Mais depuis plus de quatre mois, il faut se contenter d’un simple entrainement. Le Covid-19 a tout chamboulé pour ce club associatif alsacien. "Il n'y a plus de compétition depuis mi-octobre à peu près. Quand il y a eu les histoires de couvre-feu, on a dû arrêter les entrainements en soirée pour les plus grands. Et ils ne font plus qu'un entrainement le weekend au lieu de deux entrainements et un match", explique Nicolas Baumgartner, président du club.

Des aides et un calendrier

Ici, la licence coute 110 euros par an. "Ça fait déjà deux saisons qu'ils payent plein pot pour ne pas faire entièrement la saison." Il s'agit d'une dépense importante pour certaines familles qui ont plusieurs enfants inscrits au club. "Quand on va leur redemander au mois de juin la nouvelle cotisation, je pense qu’il va falloir qu’on trouve les bons mots pour qu’ils ne nous demandent pas tous le remboursement", déclare le président. "Il va falloir que l’on trouve une formule pour l’année prochaine sans mettre l’association en danger."

Les effets du Covid se font d’autant plus ressentir que la buvette, autre source de revenu du club, est fermée depuis des mois. Nicolas Baumgartner aimerait donc un coup de pouce de l'Etat. "Pourquoi ne pas aider les familles défavorisées à payer leur licence ?" Surtout, il aimerait pouvoir se projeter dans l’avenir : un calendrier de reprise serait pour lui un espoir de retour à la normale.

Europe 1
Par Mélina Facchin, édité par Antoine Cuny-Le Callet