"Il faut dire aux aidants, aux familles et aux proches : il existe des ressources"

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À l'occasion de la 8e Journée nationale des aidants, Anne Jouhet, de l'association la Compagnie des aidants, déplore au micro d'Europe 1 que de nombreuses personnes qui se mobilisent pour soutenir un proche restent isolées.

"On ne réalise pas du tout qu'on est aidant." Et pourtant, cela concerne quelque 11 millions de personnes en France, qui se mobilisent au quotidien pour accompagner un proche en situation de dépendance, comme le rappelle Anne Jouhet, invitée vendredi au micro de Raphaëlle Duchemin dans Europe 1 Bonjour à l'occasion de la 8e Journée nationale des aidants. "C'est en évoluant dans le parcours de soins de son proche qu'on apprend qu'on est aidant", poursuit-elle, elle-même aidante et membre de l'association la Compagnie des aidants. "Et c'est très important de savoir qu'on est aidant parce qu'on a quelques droits."

Entendu sur europe1 :
Si on ne sait pas qu'on est aidant, on ne sait pas qu'on a le droit à des journées de parent malade.

"Valoriser les ressources des territoires." Selon une enquête de l'institut BVA pour la fondation April relayée à l'occasion de cette journée de mobilisation, 60% des aidants ne savent pas où s'adresser pour bénéficier d'aides. "C'est pour ça qu'on a créé ce collectif des Journées nationales", appuie Anne Jouhet. "C'est pour valoriser les ressources des territoires, pour dire aux aidants, aux familles et aux proches : il existe des ressources sur les territoires, maintenant il faut le savoir."

"Je pense surtout à ces gens qui travaillent, 58% de ces 11 millions d'aidants en France, et qui doivent concilier vie professionnelle et rôle d'aidant", avance notamment Anne Jouhet. "Si on ne sait pas qu'on est aidant, on ne sait pas qu'on a le droit à des journées de parent malade. On a le droit aussi à des jours pour les soins palliatifs, pour accompagner son proche en fin de vie. Tout ça c'est des choses importantes que les proches, la famille, doivent savoir pour pouvoir mieux accompagner un proche fragilisé."

Europe 1
Par Raphaëlle Duchemin avec B.V.