Alors que les principaux syndicats ont appelé à la grève jeudi 5 novembre, la SNCF prévient ce mardi que le trafic sera "perturbé" sur la plupart de ses lignes régionales et franciliennes. En revanche, les lignes TGV seront moins impactées.
La SNCF prévoit un trafic "perturbé" ce jeudi sur la plupart de ses lignes régionales et franciliennes et "légèrement perturbé" pour les TGV, en raison de l'appel national à la grève lancé par les principaux syndicats du pays pour défendre les salaires et l'emploi.
"Dans le cadre du mouvement social national interprofessionnel, le trafic des trains SNCF Voyageurs du jeudi 5 novembre sera légèrement perturbé sur les liaisons TGV, et perturbé sur les liaisons Intercités, TER, et sur les trains et RER d'Île-de-France, indique la SNCF dans un bref communiqué en précisant que les prévisions "ligne par ligne" seront "détaillées mercredi" en fin d'après-midi.
Quelles sont les revendications ?
Tous les clients TGV et Intercités dont le train est supprimé "seront recontactés et pourront bénéficier de l'échange ou du remboursement sans frais de leur billet", ajoute la SNCF. Les quatre syndicats représentatifs de l'entreprise ferroviaire nationale, CGT, Unsa ferroviaire, Sud Rail et CFDT ont lancé un appel unitaire à une grève de 24 heures le 5 novembre, rejoignant le mot d'ordre national.
Leurs revendications portent sur un rattrapage de l'inflation pour les salaires SNCF. Plus largement, les syndicats de cheminots dénoncent un "budget régressif" qui "va aggraver la pauvreté, amputer la Sécurité sociale, geler les salaires des fonctionnaires et assécher les moyens pour la transition écologique".
Un "trafic normal" sur le réseaux RATP
En Île-de-France, la RATP a indiqué de son côté qu'elle prévoyait un "trafic normal" sur ses réseaux métro, tramway et bus jeudi. Sur les lignes de RER qu'elle exploite, le trafic sera "normal" sur la ligne A et "perturbé" sur la ligne B, co-exploitée par la RATP et la SNCF, a-t-elle précisé. La RATP publiera aussi des prévisions plus détaillées mercredi.
"Si la préfecture de police de Paris nous demande de fermer des stations, cela n'empêche pas les trains de rouler", a souligné un responsable de la RATP. Lors des manifestations du samedi des lycéens, étudiants et gilets jaunes, la préfecture avait demandé la fermeture de plusieurs dizaines de stations de métro pour protéger l'accès de certains quartiers de la capitale.
"Lors des dernières manifestations de gilets jaunes, on est passé pas loin de l'incident grave de voyageurs sur certaines lignes, par exemple à Réaumur-Sébastopol (ligne 3 et ligne 4) : les passagers étaient massés sur les quais avec 35 minutes d'attente avant de pouvoir entrer dans un métro. Je ne sais pas si la préfecture va prendre en compte ce phénomène, car si les attroupements massifs de ce type ne sont pas canalisés, ils peuvent se transformer en drames humains", a alerté Vincent Gautheron secrétaire général de l'URIF-CGT auprès de l'AFP.