Grande-Synthe : entre 350 et 400 migrants de retour, une semaine après l'évacuation

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De nombreux migrants sont de retour à Grande-Synthe moins d'une semaine après l'évacuation d'un camp (image d'illustration)
De nombreux migrants sont de retour à Grande-Synthe moins d'une semaine après l'évacuation d'un camp (image d'illustration) © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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Selon les associations et la mairie de Grande-Synthe, entre 350 et 400 migrants sont de retour dans la ville après l'évacuation d'un camp jugé indigne une semaine plus tôt. 

Entre 350 et 400 migrants sont de nouveau présents à Grande-Synthe, moins d'une semaine après l'évacuation de plus de 500 migrants d'un campement informel.

Un retour rapide des migrants. "Les services de la ville me disent 350. On est quasiment raccord avec le chiffre des associations. Je suis un peu étonné de la rapidité avec laquelle les personnes sont revenues, car il y a du monde", a déclaré Olivier Caremelle, directeur de cabinet de la mairie de Grande-Synthe (écologistes).

Christian Salomé, président de l'association "L'auberge des migrants" active à Grande-Synthe, a fait état de 400 repas servis dimanche à 18 heures aux migrants, au bois du Puythouck, à la lisière de cette commune en périphérie de Dunkerque, où était installé le camp évacué mardi dernier.

Déjà des abris en cours de reconstruction. "Ce retour ne me surprend pas, des gens ont été envoyés très loin, jusqu'à la frontière espagnole et ils sont déjà de retour. Déplacer des gens c'est bien, mais s'ils ne sont pas accueillis, ils reviennent tout simplement", a déclaré Christian Salomé. "On recommence à donner des bâches et du matériel pour reconstruire des abris", a-t-il ajouté.

557 personnes évacuées une semaine plus tôt. La préfecture du Nord n'était pas en mesure dans l'immédiat d'infirmer ou de confirmer ces chiffres. Les autorités avaient fait évacuer mardi dernier 557 migrants, dont 60 enfants, vivant depuis plusieurs semaines dans des conditions jugées "indignes" de l'aveu des autorités dans ce bois. L'opération, à laquelle avaient participé plusieurs centaines de CRS et gendarmes, avait duré près de dix heures.