Gard : deux cambrioleurs qui avaient torturé un couple à son domicile condamnés à perpétuité

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En 2014, un chef d'entreprise et son épouse, avaient été ligotés, frappés et brûlés avec des détergents et des produits caustiques.
En 2014, un chef d'entreprise et son épouse, avaient été ligotés, frappés et brûlés avec des détergents et des produits caustiques. © DAMIEN MEYER / AFP
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Deux hommes ont été condamnés mercredi soir à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir cambriolé et torturé un couple à leur domicile en 2014 en leur infligeant notamment de graves brûlures.

Deux hommes ont été condamnés mercredi soir à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises du Gard pour avoir cambriolé et torturé un patron de supermarché et son épouse à leur domicile en leur infligeant notamment de graves brûlures. L'avocat général Jean-Louis Persico avait requis 30 ans de réclusion criminelle assortie d'une mesure de sûreté des deux tiers pour ce home-jacking "d'une très grande violence".

Les deux complices, des Gardois, Michel Ramirez, 28 ans, et Samy El Allaly, 23 ans, qui ont nié les faits, ont été reconnus coupables "d'enlèvement, de séquestration et extorsion avec actes de torture et de barbarie" ainsi que de "vol et escroquerie en bande organisée".

Six opérations et quatre mois d'hospitalisation. Le 28 janvier 2014, un chef d'entreprise, patron du supermarché Leclerc à Nîmes et son épouse, avaient été ligotés, frappés et brûlés avec des détergents et des produits caustiques dans leur maison nîmoise. Les malfaiteurs armés et le visage dissimulé, étaient repartis avec une voiture du couple et une carte bleue avec laquelle près de 1.000 euros avaient été retirés dans un distributeur de billets à Nîmes. Les victimes avaient été transportées dans un service pour grands brûlés à Marseille. Le directeur du supermarché a dû être opéré six fois et hospitalisé quatre mois.

Un calvaire de près de trois heures. "Les éléments assemblés par les enquêteurs construisent une culpabilité, avec des personnalités inquiétantes ancrées dans la délinquance. Ils sont en marge de la société", a affirmé dans ses réquisitions l'avocat général, parlant de "faits hors norme, exceptionnels dans la sauvagerie". "Des faits qui ont été commis par des barbares ou des apprentis barbares", a-t-il poursuivi. "La souffrance endurée par les victimes est énorme... Le calvaire a duré pour ce couple près de trois heures", a souligné l'avocat général.

"Vous avez de l'ADN ? Non. Des empreintes ? Non. Des aveux ? Aucun et aucune preuve matérielle. Vous devez vous contentez d'un témoignage anonyme, sans aucune preuve contre eux", ont vainement plaidé Mes Hugo et Bruno Ferri, avocats d'un des accusés.