Fusillade mortelle à Strasbourg : le maire de la ville veut "rassurer et maintenir la cohésion"

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Sur Europe 1, le maire a appelé sa ville à faire "face à la situation comme elle sait le faire", mercredi sur Europe 1, au lendemain d'une fusillade mortelle en centre-ville.
INTERVIEW

Roland Ries, le maire de la Strasbourg, veut désormais "essayer de rassurer la population". Mardi soir, un homme a tué trois personnes par arme à feu et blessé treize autres, dans le centre de la ville. Alors que le tueur est toujours en fuite, c'est toute une ville qui retient son souffle.

"Le tireur a failli être pris". "Nous avons décidé de ne pas ouvrir le marché de Noël aujourd’hui, tout en maintenant le dispositif de sécurité qui est en place", détaille le maire, invité d'Europe 1. Un peu plus tôt sur Europe 1, Sylvain Waserman, le député de la 2ème circonscription du Bas-Rhin, avait assuré que la sécurité serait "renforcée sur l’ensemble des points sensibles" de la ville, mercredi. Les écoles, en revanche, resteront "ouvertes pour l'accueil des enfants", a ajouté Roland Ries.

Après l’attaque, le "plan urgence attentat" a été déclenché. Qu’est-ce que cela signifie ?

L'élu appelle sa ville à faire "face à la situation, comme elle sait le faire lorsqu'elle est agressée", assumant son "rôle de rassurer et maintenir cette cohésion nécessaire dans ces circonstances difficiles". "Le tireur est toujours recherché. Il a failli être pris hier soir. J'ai rencontré les policiers qui l'ont aperçu, il leur a tiré dessus, ils ont riposté mais aucune des balles n'a touché son but et il s'est volatilisé ensuite", a-t-il détaillé. Selon le maire, les victimes sont principalement des hommes, dont un touriste d'origine thaïlandaise.

"Drapeau en berne". Le maire tient avant tout à avoir une pensée pour les "victimes qui ont été sauvagement abattues". "La police municipale, qui était la première sur les lieux, m'a expliqué que c'était véritablement des scènes d'horreur", confie-t-il au micro de Nikos Aliagas. "J’ai d’ores et déjà pris des dispositions pour que cette journée soit une journée de deuil. Nous avons mis les drapeaux en berne, évidemment".

Europe 1
Par Grégoire Duhourcau