Fonctionnaires : 250.000 manifestants en France dont 30.000 à Paris, selon la CGT

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Les fonctionnaires dénoncent la dégradation des services publics engendrée par la réforme du gouvernement.
Les fonctionnaires dénoncent la dégradation des services publics engendrée par la réforme du gouvernement. © Thomas SAMSON / AFP
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La CGT affirme que plus de 30.000 personnes ont manifesté jeudi à Paris pour protester contre la réforme de la fonction publique préparée par le gouvernement.

La CGT a affirmé que plus de 30.000 fonctionnaires ont défilé à Paris, jeudi, contre la réforme de la fonction publique menée par le gouvernement, mais aussi contre la loi Blanquer dans l'Éducation nationale. Au niveau national, ils étaient 250.000 selon la centrale syndicale.

Les leaders des principales centrales réunis

Dans la capitale, la manifestation a rassemblé tous les leaders des grandes centrales : Philippe Martinez (CGT), Laurent Berger (CFDT), Yves Veyrier (FO) et Laurent Escure (Unsa). "Un fait rare" qui "devrait alerter le gouvernement", selon Philippe Martinez. 

Les manifestants étaient 3.000 à Marseille (syndicats), de 3.300 (préfecture) à 5.300 (intersyndicale) à Lyon. Ils étaient presque autant à Nantes (3 à 4.000 selon les sources) où enseignants, employés des finances publiques, personnels de la fonction publique hospitalière soutenus par des "gilets jaunes" ont manifesté, personnel des urgences en tête. Entre un et plusieurs milliers de personnes se sont également rassemblées à Rennes, Montpellier, Bordeaux, Angers, Lille, Strasbourg, Perpignan, Albi...Entre 2.800 (préfecture) et 8.000 (CGT) à Toulouse.

Une réforme à la "portée très grave"

Les neuf syndicats de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, FA-FP, CFE-CGC, CFTC), représentant les 5,5 millions d'agents publics, dénoncent une réforme à "la portée très grave", y compris pour la qualité du service rendu aux citoyens. Le projet de loi sera au menu de l'Assemblée nationale à compter de lundi en première lecture. Le gouvernement souhaite le faire adopter avant l'été pour entrer en vigueur au 1er janvier 2020. Il s'inscrit dans un objectif de suppression de 120.000 postes d'ici à 2022.